Trump regrette les frappes sur Beyrouth
Les frappes israéliennes dimanche sur la banlieue sud de Beyrouth «n’auraient pas dû avoir lieu», a regretté dimanche le président américain Donald Trump, appelant à la fin des attaques, alors que les Etats-Unis cherchent à finaliser un accord avec l’Iran.
«L’attaque de ce matin à Beyrouth n’aurait pas dû avoir lieu, surtout en ce jour particulier où nous sommes si près d’un accord de paix avec l’Iran», a-t-il écrit sur son réseau Truth Social. Ces frappes menées sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah ont fait trois morts et sont les deuxièmes en une semaine.
Israël a dit avoir agi en riposte à des tirs du Hezbollah pro-iranien sur le nord de son territoire. «Israël a le droit de se défendre contre les menaces, mais l’attaque à laquelle il a réagi était d’une ampleur très limitée et insignifiante», a jugé le président américain dans ce message.
«Nous sommes très proches d’un accord qui apportera la paix dans la région, y compris au Liban, et toutes les parties devraient faire preuve de retenue. Il ne devrait plus y avoir d’attaques israéliennes nulle part au Liban, mais il ne devrait pas non plus y avoir d’attaques de la part d’aucune autre partie, y compris le Hezbollah, contre Israël (...) Ne gâchons pas tout!», a-t-il ajouté.
Source: AFP
Washington accusé de ne pas respecter ses engagements
Le principal négociateur iranien a accusé dimanche les Etats-Unis de ne pas respecter leurs engagements après des frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth qui risquent de compromettre, selon lui, les pourparlers entre Téhéran et Washington.
«L’agression» israélienne contre la banlieue sud de la capitale libanaise «a une fois de plus démontré que les Etats-Unis n’ont soit pas la volonté de respecter leurs engagements, soit la capacité de le faire», a déploré Mohammad Bagher Ghalibaf, alors que l’Iran conditionne tout accord avec les Etats-Unis à un cessez-le-feu complet y compris au Liban.
«Si vous n’avez ni la volonté ni la capacité de tenir vos engagements, il est inutile de parler de poursuivre dans cette voie», a ajouté sur X l’influent président du Parlement iranien, en référence aux pourparlers en cours.
Source: AFP
Israël accusé d'avoir pulvérisé du glyphosate au Liban
Le Liban a annoncé dimanche avoir saisi l’ONU, accusant Israël d’avoir pulvérisé du glyphosate, un puissant herbicide, à des niveaux élevés à sa frontière en février, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères. Une lettre a été adressée au Conseil de sécurité de l’ONU et à son secrétaire général pour se plaindre de l’incident, survenu avant le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah pro-iranien le 2 mars.
Le ministère, qui dit s’appuyer sur un rapport scientifique du CNRS libanais, parle d’utilisation de «glyphosate à des niveaux de concentration élevés» dans trois villages libanais frontaliers qui «dépassent largement» ceux habituellement relevés dans les champs au Liban de cet herbicide, soupçonné d’être cancérogène.
En février, la mission de maintien de la paix de l’ONU au Liban avait dit avoir été informée par Israël de son intention d’épandre une «substance chimique non toxique» près de la frontière, lui recommandant de mettre à l’abri les Casques bleus.
Le président libanais Joseph Aoun avait alors dénoncé cet épandage comme une «violation flagrante de la souveraineté libanaise et un crime environnemental et sanitaire».
Source: AFP
Israël se prépare à une attaque contre son territoire
L’armée israélienne a dit dimanche se préparer à une attaque «potentielle» vers son territoire, selon un communiqué militaire.
«A la suite de la frappe menée par Tsahal à Beyrouth, le chef d’état-major, le lieutenant-général Eyal Zamir, tient des évaluations de situation continues avec l’ensemble des commandants concernés», affirme ce communiqué, précisant que l’armée «se prépare à une potentielle attaque en direction du territoire israélien dans les prochaines heures».
Source: AFP
Le porte-avions Charles-de-Gaulle reste dans la région du Golfe
Le porte-avions français Charles-De-Gaulle, prépositionné depuis mi-mai au large de la péninsule arabique, ne va pas bouger dans les prochains jours, a indiqué dimanche l’état-major des Armées, alors que Washington se dit proche d’un accord avec l’Iran pour mettre fin au conflit au Moyen-Orient.
Des informations de presse ont fait état samedi d’un départ sous peu du porte-avions pour Toulon (sud de la France) pour une période de réparation devant débuter en juillet. «Le Charles-De-Gaulle reste sur zone jusqu’à nouvel ordre, aucune décision n’a été prise sur un retour à l’heure actuelle», a affirmé le porte-parole de l’état-major des Armées, Guillaume Vernet.
«Les échéances techniques sont des éléments pris en compte mais ne sont pas les seuls intégrés dans la planification opérationnelle», a-t-il ajouté, rappelant que «la France reste particulièrement impliquée dans le maintien de la liberté de navigation».
Source: AFP
L'Iran menace de répliquer après les attaques sur Beyrouth
Un haut responsable de l’état-major iranien a averti dimanche que les frappes israéliennes menées plus tôt sur la banlieue sud de Beyrouth ne resteraient pas sans réponse. «Il ne fait aucun doute que ces crimes ne resteront pas impunis», a déclaré le général Mohammad-Jafar Assadi, vice-responsable du commandement interarmées iranien, cité par l’agence Defa Press, spécialisée dans les questions militaires, et repris par les médias iraniens.
Après de précédentes frappes israéliennes sur ce secteur de la capitale libanaise dimanche dernier, l’Iran avait tiré des missiles contre Israël, s’attirant une riposte israélienne avant que les deux parties ce cessent les hostilités à l’appel de Donald Trump.
Source: AFP
Trois morts dans une frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth
Trois personnes ont été tuées, selon la défense civile libanaise, dans une frappe israélienne dimanche sur un quartier de la banlieue sud de Beyrouth où Israël dit avoir visé le Hezbollah.
Trois corps ont été dégagés des décombres, tandis que «six blessés» ont été hospitalisés à la suite de la frappe à Ghobeiry, dans ce fief du mouvement pro-iranien, a précisé la défense civile dans un communiqué.
Plus tôt dimanche, Israël avait indiqué avoir mené un bombardement «avec précision» sur les faubourgs sud de la capitale libanaise, en représailles à des tirs du Hezbollah sur le nord de son territoire.
Source: AFP
Israël annonce avoir mené des frappes sur le sud de Beyrouth
Israël a annoncé dimanche avoir mené des frappes sur la banlieue sud de Beyrouth, considérée comme un bastion du groupe armé pro-iranien Hezbollah, tandis qu'un média officiel libanais a fait état d'un bombardement sur le quartier de Ghobeiry.
L'armée a effectué des frappes «dans le quartier de la Dahiyé, à Beyrouth (...) en réponse aux tirs du Hezbollah en direction du territoire israélien», a déclaré le Premier ministre Benjamin Netanyahu dans un bref communiqué conjoint avec le ministre de la Défense Israël Katz, confirmé par l'armée, ajoutant que «Israël ne tolérera aucune attaque sur son territoire».
De son côté, l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle) a annoncé une frappe à Ghobeiry, un des faubourgs sud de la capitale libanaise, tandis qu'un correspondant de l'AFP a rapporté avoir entendu des explosions en provenance de cette zone.
Source: AFP
Téhéran n'aurait «pas encore pris de décision finale»
L'agence de presse iranienne Fars, réputée proche des milieux conservateurs, a affirmé dimanche que l'Iran n'avait pas encore pris de décision pour la signature du protocole d'accord en discussion avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
«La République islamique d'Iran n'a pas encore pris ni annoncé sa décision finale concernant le protocole d'accord proposé lors des négociations», a écrit Fars, citant une «une source bien informée proche de l'équipe de négociation» iranienne.
La possibilité d'un tel règlement suscite l'opposition de certains ultraconservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit d'Ormuz, de facto bloqué par l'Iran depuis le début de la guerre.
Source: AFP
Deux drones tirés sur Israël depuis le Liban
L'armée israélienne a annoncé dimanche que le territoire israélien avait été la cible de drones tirés depuis le Liban, qui n'ont pas fait de victime, alors qu'un accord de paix au Moyen-Orient est présenté comme imminent.
«A la suite d'alertes déclenchées il y a peu concernant l'infiltration d'un aéronef ennemi», a déclaré l'armée, «deux impacts (...) ont été identifiés sur le territoire de l'État d'Israël».
Deux ministres israéliens d'extrême droite, membres du cabinet de sécurité, ont ensuite appelé à des attaques de représailles sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah pro-iranien connu sous le nom de Dahiyé.
«Les tirs sur les localités du nord mettent à l'épreuve la doctrine de Dahiyé déclarée par le Premier ministre. Je l'appelle à l'appliquer avec détermination et fermeté, et à détruire des bâtiments à Dahiyé», a déclaré sur X le ministre des Finances, Bezalel Smotrich.
Tsahal émet des ordres d'évacuation pour des villages du sud du Liban
L'armée israélienne a émis dimanche deux ordres d'évacuation visant une trentaine de villages du sud du Liban, avant des frappes prévues contre le Hezbollah pro-iranien, malgré la trêve en vigueur.
Le porte-parole de l'armée en langue arabe, le colonel Avichay Adraee, a publié sur X deux messages successifs, dont le second concernait des localités situées au nord du fleuve Zahrani, justifiant ces appels à évacuer par des tirs attribués au Hezbollah.
Une délégation qatarie à Téhéran
Une délégation du Qatar, pays médiateur avec le Pakistan entre l'Iran et les Etats-Unis, est arrivée dimanche à Téhéran dans le cadre des pourparlers pour mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient, selon les médias iraniens.
D'après l'agence Isna, un conseiller du ministre des Affaires étrangères du Qatar a été dépêché en Iran. Cette visite est destinée à «examiner les derniers développements liés au processus diplomatique», selon Tasnim, une autre agence iranienne.
Un média iranien fait état d'une manifestation contre le chef de la diplomatie
Une agence de presse iranienne a diffusé samedi soir une vidéo de manifestants scandant des slogans hostiles au ministre des Affaires étrangères dans la ville sainte de Machhad (nord-est), au moment où un accord de paix avec les Etats-Unis semble imminent.
Des dizaines de personnes, dont de nombreuses femmes, se sont rassemblées devant un bâtiment du ministère des Affaires étrangères, appelant à la démission du chef de la diplomatie Abbas Araghchi, selon cette vidéo diffusée par l'agence Fars.
«La plus grande faiblesse de l'ennemi»
Vendredi, Abbas Araghchi était apparu à la télévision iranienne afin d'évoquer un possible accord avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
«Mort au déshonorant Araghchi, l'infiltré», ont lancé des femmes vêtues de tchadors noirs, en brandissant des drapeaux iraniens, mais aussi rouges et noirs, selon ces images.
Samedi, le quotidien conservateur Kayhan a ainsi affirmé que l'Iran devait garder le contrôle du détroit, «la plus grande faiblesse de l'ennemi».
Source: AFP