Tout l'équipage renvoyé
L'Islande va expulser 21 militants anti-chasse à la baleine

L'Islande a ordonné l'expulsion de 21 militants arrêtés sur un navire anti-chasse à la baleine, dont une Suissesse originaire de Crissier. Ils sont accusés d'avoir violé le droit maritime.
La Vaudoise compte réaliser un documentaire pour «témoigner de ce qui se passe en mer».
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ATS Agence télégraphique suisse

Les autorités islandaises ont ordonné l'expulsion des 21 passagers d'un navire de la fondation du militant pour les droits des animaux Paul Watson, arraisonné la semaine dernière alors qu'il menait une action contre la chasse à la baleine. Une Suissesse fait partie des personnes arrêtées.

«Tous les membres de l'équipage du Bandero se sont désormais vu notifier une décision d'expulsion assortie d'une interdiction de retour», a indiqué mercredi un porte-parole de la police islandaise, Gunnar Runar Sveinbjörnsson, dans un message à l'AFP. Les accusant notamment de «violations du droit international de la mer et de mise en danger de la sécurité maritime», la police islandaise avait demandé l'expulsion des militants.

Minimum deux ans d'interdiction

D'après la liste fournie à l'AFP par la fondation, cinq Américains, quatre Brésiliens, trois Français, deux Espagnols, un Australien, un Belge, un Canadien, un Allemand, un Britannique, une Suissesse et un ressortissant de Trinidad-et Tobago se trouvaient sur le Bandero. Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a confirmé lundi à Keystone-ATS l'arrestation d'une ressortissante suisse.

Citée par plusieurs médias, la jeune femme, originaire de Crissier et établie à Berlin, est photographe et vidéaste. Elle dénonce une chasse «humaine et inutile» et entend réaliser un documentaire «pour témoigner de ce qui se passe en mer». L'interdiction de retour prononcée à l'égard des militants s'applique pour une durée minimale de deux ans, a précisé Gunnar Runar Sveinbjörnsson.

Pour les ressortissants de l'Espace économique européen (EEE), elle s'applique au seul territoire islandais tandis que pour les autres, elle vaut pour l'ensemble de l'espace Schengen. «Les membres de l'équipage ont été autorisés à quitter le navire, mais doivent se présenter régulièrement à la police dans l'attente de l'exécution de la décision» d'expulsion, a ajouté Gunnar Runar Sveinbjörnsson.

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