Scandale national en Inde
Deux millions d'étudiants repassent un examen après la fuite d'un sujet

En Inde, 2,2 millions de candidats repassent ce dimanche un examen médical crucial après une fuite de sujet en mai. L'épreuve se déroule sous une sécurité renforcée, avec biométrie et surveillance IA.
L'épreuve commence dimanche à 14h (10h30 en Suisse). (image symbolique)
Photo: Getty Images
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ATS Agence télégraphique suisse

Quelque 2,2 millions d'aspirants médecins en Inde repassent dimanche leur examen sous haute surveillance, après l'annulation de la précédente session en raison d'une fuite de sujet. Un épisode qui a déclenché une vague d'indignation dans le pays.

Les autorités indiquent avoir déployé plus de 200'000 agents, dont des policiers, et ont restreint l'accès à l'application de messagerie Telegram en amont. L'Agence nationale des examens a déclaré avoir mis en place un «dispositif de sécurité à plusieurs niveaux afin de garantir un examen équitable et transparent, «comprenant authentification biométrique, surveillance vidéo assistée par IA et géolocalisation par GPS des sujets d'examen», a-t-elle précisé.

Indignation nationale

L'épreuve, parmi les plus sélectives du pays, doit commencer à 14h heure locale (10h30 en Suisse). Ce National Eligibility Entrance Test (NEET), porte d'entrée vers les facultés de médecine indiennes, est passé chaque année par des millions de candidats qui se disputent un peu plus de 100'000 places en premier cycle.

La session organisée en mai a été annulée après des informations faisant état d'une fuite du sujet, certains médias affirmant qu'il avait circulé via des canaux Telegram. Le fiasco de cet examen, ainsi qu'un autre scandale concernant la correction d'épreuves au lycée, ont suscité l'indignation et alimenté des manifestations appelant à la démission du ministre de l'Education, Dharmendra Pradhan. Les médias indiens ont rapporté des suicides de jeunes après l'annulation.

Arrestation d'un professeur

Le Bureau central d'enquête indien (CBI) a arrêté le cerveau présumée de la fuite de sujet, identifié comme étant un professeur de chimie. Selon l'Agence indienne des examens, la plateforme Telegram est utilisée «par des réseaux de tricheurs visant à escroquer les candidats», justifiant les restrictions.

Le fondateur et patron de Telegram Pavel Dourov a estimé que son blocage «n'empêche rien», mais «pénalise» 150 millions d'utilisateurs ordinaires en Inde. Cette série de défaillances a nourri la colère des étudiants, qui s'est incarnée dans le mouvement dit «Parti du peuple des cafards». Le «Cockroach Janata Party» (CJP) compte des millions d'abonnés sur les réseaux sociaux depuis son lancement en mai.

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