Alerte à l'hantavirus
Les touristes néerlandais n'auraient pas été contaminés au Chili

Les autorités chiliennes ont affirmé que les deux touristes néerlandais morts du hantavirus n'ont probablement pas été contaminés dans le pays. La maladie, transmise par des rongeurs, est au centre d'une alerte sanitaire internationale.
Le directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus à Genève.
Photo: AFP
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AFP Agence France-Presse

Le Chili a affirmé jeudi que les deux touristes néerlandais morts après avoir voyagé à bord d'un bateau de croisière infecté par l'hantavirus n'avaient probablement pas été contaminés sur son territoire.

Le MV Hondius, battant pavillon néerlandais, fait l'objet d'une alerte sanitaire internationale depuis le week-end dernier, lorsque l'agence sanitaire des Nations unies, l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a été informée que trois passagers étaient décédés et que la cause suspectée était l'hantavirus. Le couple de Néerlandais avait voyagé au Chili, en Uruguay et en Argentine avant d'embarquer sur le navire, selon les autorités sanitaires argentines.

Les touristes ont séjourné au Chili «à une période qui ne correspond pas à la période d'incubation, leur exposition au virus n'aurait donc pas eu lieu dans notre pays», a indiqué le ministère chilien de la Santé dans un communiqué. Selon les autorités argentines, le couple, dont l'identité n'a pas été révélée, est entré en Argentine le 27 novembre.

8 cas signalés, dont 3 décès

Après avoir voyagé dans le pays en voiture, il a franchi la frontière chilienne le 7 janvier avant de poursuivre son voyage entre le Chili, l'Argentine et l'Uruguay jusqu'à l'embarquement à bord du bateau de croisière le 1er avril. «A ce jour, huit cas ont été signalés, dont trois décès. Cinq de ces huit cas ont été confirmés comme étant dus au hantavirus», a indiqué jeudi le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Mercredi, des experts sud-africains ont détecté sur un des passagers de la croisière la souche des Andes, la seule pour laquelle il existe des preuves de transmission interhumaine. Le Chili a affirmé que le dernier cas de contamination par cette souche dans le pays remonte à 2019. Selon l'OMS, la période d'incubation de l'hantavirus, un virus rare sans traitement ni vaccin, est comprise entre une et six semaines.



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