Le Kremlin a estimé jeudi que les opportunités se réduisent pour l'Ukraine si elle veut trouver une issue négociée à la guerre contre la Russie, après plusieurs semaines de pourparlers infructueux initiés par Washington fin 2025.
«La situation se dégrade jour après jour pour le régime de Kiev et sa fenêtre pour prendre des décisions se réduit (...) Il est temps que Zelensky prenne ses responsabilités et une décision appropriée», a déclaré le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, lors de son briefing à la presse.
Cet automne, les Etats-Unis ont initié une reprise de pourparlers indirects entre Kiev et Moscou en tentant de faire accepter par les deux camps un plan pour mettre fin au conflit. Pendant plusieurs semaines, des responsables américains ont rencontré des représentants russes, ukrainiens et européens, sans parvenir à un accord.
Poutine n'en démord pas
Moscou exige notamment que Kiev lui cède entièrement la région ukrainienne de Donetsk, en Ukraine, qui reste l'épicentre des combats. Le président Volodymyr Zelensky a lui affirmé en décembre que tout compromis entre l'Ukraine et la Russie sur le contrôle des régions orientales devra être «juste» et validé soit par une «élection», soit par un «référendum» en Ukraine.
Mais l'organisation d'un scrutin présente d'immenses défis sécuritaires et organisationnels. Le pays est toujours ravagé par les combats, des millions d'Ukrainiens y ont été déplacés et des centaines de milliers d'autres sont au front. Le président russe Vladimir Poutine a pour sa part répété fin 2025 que la Russie atteindra ses objectifs en Ukraine «par la voie militaire», si les négociations échouaient. Sur le front, son armée, plus nombreuse, continue de progresser lentement dans certains secteurs, en dépit de lourdes pertes.