Beyoncé, Jay-Z, Kim Kardashian
La justice américaine publie la liste des 305 noms liés à Jeffrey Epstein

La publication des noms liés aux dossiers Epstein rend désormais l’ensemble des documents publics. Que révèle vraiment cette liste de près de 300 personnalités?
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Dans l'affaire Epstein, tous les dossiers ont désormais été publiés.
Photo: AP
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Natalie Zumkeller et BliKI

Les dossiers concernant les crimes de Jeffrey Epstein sont désormais entièrement accessibles au public. La ministre américaine de la Justice, Pam Bondi, l'a annoncé samedi dans un rapport présenté au Congrès. Depuis fin décembre, des millions d'e-mails, de photos et de documents liés à l'affaire ont été déclassifiés et publiés en plusieurs vagues.

Parmi les documents publiés figure une liste de 305 noms de personnalités célèbres et de responsables politiques. Pam Bondi a toutefois précisé que le fait d'apparaître dans ces documents ne signifie en aucun cas que ces personnes sont impliquées dans les crimes d'Epstein: leur nom peut simplement être mentionné dans un tout autre contexte, sans lien avec les faits reprochés.

Trump, Obama et Kim Kardashian

La liste comprend des chanteurs, des acteurs, des hommes d'affaires et des entrepreneurs, qu'il s'agisse de personnalités vivantes ou décédées. Parmi les célébrités de premier plan mentionnées, on retrouve des noms comme Beyoncé, Cher, Kim Kardashian, Bruce Springsteen et Jay-Z. Des hommes politiques comme le président américain Donald Trump, le vice-président J.D. Vance, Michelle Obama, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, Marco Rubio et les Clinton apparaissent également dans les dossiers.

D'autres noms connus sont Robert De Niro, Diana Ross, Melinda Gates, Tucker Carlson, Meghan Markle ou encore feu la reine d'Angleterre Elizabeth II et son petit-fils, le prince Harry. Comme l'ont expliqué Pam Bondi et son adjoint Todd Blanche, les personnes citées apparaissent dans les dossiers dans un «large éventail de contextes».

Certains dossiers restent sous scellés

La publication de ces dossiers, classés en neuf catégories, constitue une première sous l'administration Trump. Parmi ces catégories figurent notamment: les documents relatifs à Jeffrey Epstein et à Ghislaine Maxwell, les registres de vols et les documents de voyage, les personnes liées à ses activités criminelles, les informations concernant des entreprises, organisations à but non lucratif et institutions académiques ou gouvernementales en lien avec le milliardaire déchu, ainsi que les accords d'immunité et les communications internes du ministère américain de la Justice.

Sont aussi publiés des documents sur la destruction de preuves, comme ceux relatifs à la détention et à la mort d'Epstein. Dans une lettre d'accompagnement, Pam Bondi a précisé qu'«aucun document n'a été retenu ni expurgé pour des raisons d'embarras, d'atteinte à la réputation ou de sensibilité politique – même lorsqu'ils concernent des responsables gouvernementaux, des personnalités publiques ou des dignitaires étrangers.»

Cependant, certains documents n'ont pas été rendus publics. Selon le rapport de Pam Bondi, cette mesure ne concernait que les documents dont la confidentialité était juridiquement possible, ainsi que ceux pour lesquels les informations privilégiées étaient indissociables des éléments pertinents.

Elle précise que cette situation avait déjà été expliquée dans des lettres adressées au Congrès par le ministère de la Justice les 19 décembre 2025 et 29 janvier 2026. Les documents retenus sont couverts par la protection des processus délibératifs, le secret professionnel de l’avocat et d'autres privilèges juridiques.

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