En attente du verdict...
Les délibérations du «tribunal de pacotille» se poursuivent au procès de Trump

Les douze jurés qui ont entre leurs mains le sort judiciaire de Donald Trump poursuivaient jeudi au tribunal de Manhattan leur quête d'un verdict au premier procès pénal d'un ancien président des Etats-Unis. L'accusé a de nouveau dénoncé «un tribunal de pacotille».
Donald Trump a l'interdiction de quitter le tribunal durant toutes les délibérations.
Photo: JUSTIN LANE / POOL
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ATS Agence télégraphique suisse

Les douze jurés qui doivent se prononcer au procès de Donald Trump sont toujours en quête d'un verdict au premier procès pénal d'un ancien président des Etats-Unis.


En arrivant à la cour pénale de Manhattan, qu'il a interdiction de quitter pendant toutes les délibérations, Donald Trump a accusé son adversaire, le président démocrate Joe Biden, d'avoir orchestré le procès.

«Je veux simplement dire que c'est un jour très triste pour l'Amérique (...) Tout est truqué», a-t-il ajouté, alors qu'il sera jugé par des citoyens de New York tirés au sort et sélectionnés par la défense et l'accusation.

Depuis mercredi, ces sept hommes et cinq femmes plongés depuis six semaines dans cette affaire aux enjeux extraordinaires, ont commencé à délibérer à huis clos dans une salle du tribunal. Après quelques heures de travail, ils ont demandé à pouvoir réentendre des extraits de certains témoignages, ainsi que les instructions du juge Juan Merchan, ce que le magistrat a commencé à faire jeudi matin.

Donald Trump écoute en silence

Dans la salle d'audience, Donald Trump écoute en silence. Derrière lui a pris place l'un de ses fils, Eric.

Après des débats durant lesquels il a souvent été question de sexe, d'argent et de conquête du pouvoir, les jurés doivent répondre à une question: Donald Trump s'est-il rendu coupable de 34 falsifications de documents comptables, destinées à cacher un paiement de 130'000 dollars à l'actrice de films X Stormy Daniels pour éviter un scandale sexuel à fin de sa campagne présidentielle de 2016?

Une réponse positive ferait basculer la campagne présidentielle américaine de 2024 dans un scénario inconnu. Donald Trump pourrait faire appel et quand même se présenter le 5 novembre face à Joe Biden, mais avec une casquette lourde à porter, celle d'un condamné en justice.

S'il était reconnu coupable, le juge prononcerait la sentence dans plusieurs semaines, probablement avant le 5 novembre. La peine peut aller, en théorie et au maximum, jusqu'à quatre ans de prison, mais le magistrat peut décider aussi d'une sanction plus légère, comme une peine de prison avec sursis probatoire, voire de simples travaux d'intérêt général.

Le délibéré des jurés peut prendre plusieurs jours. Il leur faudra être unanimes pour déclarer Donald Trump coupable ou non coupable. Cette affaire n'est que l'un des quatre dossiers dans lesquels le républicain est inculpé. Mais le procès à New York sera probablement le seul à être jugé avant la présidentielle du 5 novembre.

(ATS)

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