La Corée du Nord a dénoncé samedi un communiqué conjoint de la Corée du Sud et de l'Union européenne condamnant sa coopération militaire avec la Russie dans le cadre de la guerre en Ukraine.
Cette déclaration, adoptée mercredi au cours d'une visite du président sud-coréen Lee Jae Myung à Bruxelles, a fustigé «la coopération militaire illégale» entre Pyongyang et Moscou.
«Nous condamnons le soutien de tierces parties, en particulier de la RPDC qui permet à la Russie de poursuivre sa guerre d'agression contre l'Ukraine», a souligné la déclaration utilisant l'acronyme du nom officiel de la République populaire démocratique de Corée.
Le ministère nord-coréen des Affaires étrangères a rétorqué que la coopération avec la Russie était «un exercice de droits souverains». La déclaration conjointe constitue une «claire violation de la souveraineté de notre Etat et un acte hostile grave», a-t-il affirmé.
«Poignard au coeur de l'Asie»
Le ministère, cité par l'agence nord-coréenne KCNA, a réaffirmé que la Corée du Sud était le principal «Etat ennemi» de la Corée du Nord.
Selon le ministère, Séoul est «le poignard préféré» de Washington pour servir son objectif «d'envahir (...) le continent asiatique».
Il s'agissait apparemment d'une allusion aux propos du général Xavier Brunson, plus haut gradé américain en Corée du Sud, qui a comparé en mai ce pays à un «poignard au coeur de l'Asie».
La Corée du Nord et son allié chinois ont auparavant déjà dénoncé les propos du général Brunson, affirmant qu'ils reflétaient la stratégie de Washington pour contenir la puissance chinoise.
Kim Jong Un a renforcé son alliance avec Poutine
Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a renforcé son alliance avec Vladimir Poutine en envoyant des troupes et des munitions pour soutenir l'armée russe engagée dans la guerre contre l'Ukraine.
Kim a récemment accueilli le président chinois Xi Jinping à Pyongyang, après des sommets entre ce dernier et le président américain Donald Trump et le président russe Vladimir Poutine à Pékin.