Il promet de les bombarder
Le président élu de Colombie rejoint l'alliance antidrogue dirigée par Donald Trump

Le président élu d'extrême droite colombien Abelardo de la Espriella a annoncé mardi l'ouverture à Medellin d'un bureau du «Bouclier des Amériques», alliance dirigée par Donald Trump contre le narcotrafic. La Colombie de Gustavo Petro en avait été exclue en mars.
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AFP Agence France-Presse

Le président élu d'extrême droite de Colombie, Abelardo de la Espriella, a annoncé mardi l'ouverture à Medellin (ouest) d'un bureau du «Bouclier des Amériques», l'alliance de pays dirigée par Donald Trump pour lutter contre le narcotrafic. La Colombie, gouvernée par le président de gauche sortant Gustavo Petro, avait été exclue en mars de la création de cette union qui réunit 16 alliés de Washington, comme l'Argentine, l'Equateur ou le Salvador.

Des pays clés dans la chaîne du narcotrafic comme le Mexique et le Brésil, dirigés par la gauche, ne se sont pas joints à l'initiative. «Ici, à Medellin, se trouve la tête du serpent du narcotrafic et du crime organisé», a déclaré à la presse Abelardo de la Espriella, en référence à la deuxième ville du pays qui fut le bastion du baron de la cocaïne Pablo Escobar, abattu par la police en 1993.

Abelardo de la Espriella, avocat qui fait ses débuts en politique, promet d'intensifier la lutte contre les guérillas et les cartels de la drogue dans le pays premier producteur de cocaïne au monde. Ce durcissement annoncé s'inscrit dans un contexte de violence sans précédent depuis dix ans et à la suite d'un échec des négociations de paix menées par Gustavo Petro avec les groupes armés. Le président élu, qui prendra ses fonctions le 7 août, a donné un délai d'un mois à tous les criminels du pays pour se rendre et a promis des campagnes de bombardements massifs contre les puissants cartels de la drogue.

Il a également promis la construction de méga-prisons, louant les approches sécuritaires menées au Salvador par Nayib Bukele et en Equateur par Daniel Noboa. Des experts mettent en garde contre une possible escalade de la violence découlant de cette stratégie, dans un pays toujours englué dans plus de 60 ans de lutte armée avec différents groupes de gauche radicale et de gangs liés au narcotrafic et à l'exploitation minière illégale.

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