Le président colombien Gustavo Petro a annoncé samedi que le bras droit de l'ennemi public numéro un du pays avait été tué dans un affrontement contre les forces régulières, à la veille de l'élection présidentielle.
«'Marlon', bras droit d''Ivan Mordisco', est tombé au combat», a écrit le dirigeant de gauche sur X. Ivan Mordisco est le chef de l'Etat-major central (EMC), principale faction dissidente des ex-FARC ayant rejeté l'accord de paix de 2016 entre les guérillas et l'Etat.
Marlon était lui le commandant de l'EMC dans le département du Cauca (sud-ouest), et le responsable d'un attentat à la bombe qui a fait une vingtaine de victimes civiles en avril. «C'est le coup le plus dur que nous ayons porté aux structures armées de la mafia de l'ouest de la Colombie», où l'EMC «a été vaincue», a affirmé Gustavo Petro.
Recherché à l'international
Des militaires et des policLiers «ont abattu au combat (...) alias Marlon, l'assassin, le terroriste et le recruteur de mineurs le plus dangereux du sud-ouest du pays», a ajouté le ministre de la Défense, Pedro Sanchez, dans une vidéo. Marlon «figurait parmi les criminels les plus recherchés à l'international et était réclamé par les Etats-Unis pour narcotrafic et pour son rôle d'orchestrateur du trafic de cocaïne et d'armes avec les cartels mexicains».
L'annonce de sa mort intervient à la veille du second tour de l'élection présidentielle. Un duel électrique verra s'affronter l'héritier politique de Gustavo Petro, Ivan Cepeda, et le candidat de droite dure Abelardo de la Espriella.