Réchauffement climatique
Bisbille au Giec sur le calendrier de son nouveau rapport

Le Giec n'a pas trouvé d'accord à Addis-Abeba sur la date de son prochain rapport sur le climat. En jeu, une publication en 2028 ou 2029, cruciale pour guider les engagements climatiques mondiaux.
Photo: keystone-sda.ch
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ATS Agence télégraphique suisse

Les pays membres du Giec n'ont pas réussi à s'entendre sur le calendrier de publication de leur prochain grand rapport sur le climat, à l'issue d'une semaine de discussions à Addis-Abeba. Certains souhaitent une publication en 2028, tandis que d'autres défendent l'échéance de 2029.

«La 65e session plénière du Giec vient de s'achever sans qu'un accord ait été trouvé sur le calendrier de publication du prochain rapport d'évaluation», a indiqué vendredi soir M. Faraco, présent dans la capitale éthiopienne. Il a également dénoncé des «pressions de la part de quelques pays» visant à ralentir le processus de publication.

Les experts du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), qui travaille sous l'égide de l'ONU, publient des rapports d'évaluation tous les cinq à sept ans. Ces documents constituent une référence mondiale sur l'état des connaissances scientifiques concernant le changement climatique.

Le Giec prépare actuellement son septième rapport d'évaluation, mais son calendrier de publication divise profondément ses pays membres. Selon M. Faraco, une large coalition de pays développés et en développement a défendu le calendrier proposé par les scientifiques face à plusieurs États souhaitant ralentir le processus.

2028 ou 2029

Le septième rapport «jouera un rôle essentiel dans l'élaboration des prochains engagements» attendus en 2028 et 2030, a souligné M. Faraco. «Cette impasse n'est pas nouvelle, et risque de nous faire perdre un temps précieux dans notre réponse au changement climatique», a-t-il averti.

Certains pays souhaitent une publication d'ici 2028 afin que le rapport puisse éclairer les discussions de la COP33. Cette conférence doit notamment dresser le deuxième «bilan mondial» des efforts climatiques réalisés depuis l'accord de Paris.

Ces pays estiment que les décideurs doivent disposer des données scientifiques les plus récentes pour prendre des mesures ambitieuses. D'autres États, notamment l'Inde, l'Arabie saoudite et la Chine, préfèrent une publication en 2029.

Ces derniers font valoir qu'un délai supplémentaire permettrait d'intégrer de nouvelles données scientifiques. Il donnerait également davantage de place aux travaux de chercheurs issus des pays en développement.

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