«Je vais me défendre»
La justice interdit à Flavio Bolsonaro de quitter le Brésil

Battu dimanche par Lula à l’élection présidentielle, le sénateur conservateur a dû remettre son passeport. Il dénonce une «tentative d’intimidation».
Battu par Lula, Flavio Bolsonaro ne peut plus quitter le pays.
Photo: AFP
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AFP Agence France-Presse

Le sénateur conservateur Flavio Bolsonaro a déclaré lundi s’être vu interdire par la justice de quitter le Brésil, au lendemain de sa défaite électorale face au président sortant de gauche, Lula. Sur décision d’un juge de la Cour suprême, «j’ai été sommé de remettre mes passeports et il m’est interdit de quitter le pays», a-t-il dit dans une vidéo.

Le fils de l’ex-président d’extrême droite Jair Bolsonaro a qualifié cette mesure de «tentative d’intimidation». «Je n’ai jamais pensé à quitter le pays. Je vais remettre mes passeports et je vais me défendre contre cette aberration», a-t-il ajouté.

Le sénateur de 45 ans a été battu à la surprise générale par Luiz Inácio Lula da Silva dimanche, après l’avoir devancé au premier tour trois semaines plus tôt. Dans la foulée de l’annonce du résultat, Flavio Bolsonaro avait affirmé qu’il demanderait l’annulation du scrutin.

Lundi, il a aussi annoncé qu’il comptait diriger l’opposition «pour résister face au chaos». «Je vais réunir les députés et sénateurs élus pour organiser notre stratégie et faire de la Chambre des députés et du Sénat notre forteresse contre la barbarie qui est en train de se dessiner avec quatre années de plus de Lula», a-t-il insisté.

Soupçons de corruption

Les législatives du 4 octobre ont vu un raz-de-marée conservateur. Le Parti libéral de Flavio Bolsonaro est le mieux représenté, avec 121 députés sur 513 et 28 sénateurs sur 81. Le fils aîné de Jair Bolsonaro fait l’objet d’une enquête pour des soupçons de corruption et de blanchiment d’argent dans le financement d’un film biographique sur son père. Il nie toute irrégularité.

Selon lui, la décision de lui retirer ses passeports est due à une déclaration de son frère, l’ancien député Eduardo Bolsonaro, installé aux Etats-Unis, qui avait estimé que le candidat devrait quitter le Brésil en cas de défaite face à Lula. «Je n’ai jamais dit ça. Est-ce une raison pour me priver de mes passeports?», a protesté Flavio Bolsonaro.

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