Bientôt une proposition d'achat?
Acheter le Groenland coûterait 700 milliards à Trump

L'achat du Groenland est une «haute priorité» pour le président américain Donald Trump. Selon une estimation, les Etats-Unis pourraient payer jusqu'à 700 milliards de dollars pour cette île de l'Atlantique Nord.
1/6
Le Groenland – ici la capitale Nuuk – est un territoire semi-autonome du Royaume du Danemark.
Photo: keystone-sda.ch
RMS_Portrait_AUTOR_862.JPG
Georg Nopper

Des scientifiques et d’anciens hauts fonctionnaires américains ont chiffré le projet controversé de Donald Trump visant à faire passer le Groenland sous pavillon américain. Selon la chaîne NBC News, l’achat de l’île pourrait coûter jusqu’à 700 milliards de dollars. L’estimation repose sur des informations fournies par trois sources proches du dossier, restées anonymes.

Le Groenland est un territoire semi-autonome du royaume du Danemark. Officiellement, cette île d'environ 2,2 millions de mètres carrés située dans l'Atlantique Nord n'est pas à vendre. Les autorités danoises comme groenlandaises rejettent les efforts de Trump pour prendre le contrôle du Groenland «d'une manière ou d'une autre».

Selon un «haut fonctionnaire» de la Maison Blanche, le ministre des Affaires étrangères Marco Rubio aurait reçu l'ordre d'élaborer une proposition d'achat du Groenland dans les semaines à venir. Ce plan serait «hautement prioritaire» pour Trump.

Des divergences «fondamentales»

Mercredi, une réunion à Washington consacrée au dossier groenlandais s’est achevée sans qu'une solution ne soit trouvée. Selon le ministre danois des Affaires étrangères Lars Løkke Rasmussen, la rencontre avec Marco Rubio et le vice-président américain J.D. Vance a révélé des divergences d'opinion «fondamentales». Trump lui-même n'était pas présent lors de la rencontre. Les Etats-Unis n'ont pas encore fait de déclaration officielle sur les entretiens de mercredi.

Dimanche, Trump a déclaré à des journalistes qu'il aimerait conclure un «accord» avec les Groenlandais. «C'est plus facile. Mais nous aurons le Groenland d'une manière ou d'une autre».

Le Groenland avait déjà fait savoir avant la réunion de Washington que l'île ne voulait «pas être possédée, gouvernée ou faire partie des Etats-Unis», selon la ministre des Affaires étrangères de ce territoire semi-autonome, Vivian Motzfeldt, 53 ans. «Nous optons pour le Groenland que nous connaissons aujourd'hui en tant que partie du royaume du Danemark.»

Articles les plus lus