Aucun lien avec la croisière
Un nouveau variant de l'hantavirus découvert en Argentine

Un variant inédit de l'hantavirus a été identifié en Argentine. Différent de la souche andine, ce virus reste mystérieux alors que 15 personnes ont été infectées sur une croisière ce printemps.
Le variant découvert sur des rats diffère de celui observé jusqu'à maintenant sur des humains.
Photo: AFP
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AFP Agence France-Presse

Un variant d'hantavirus a été identifié chez des souris capturées en Terre de Feu, variante différente de celle du navire de croisière «Hondius», qui a causé trois décès, a annoncé lundi le ministère de la Santé.

Les analyses menées par l'Institut de virologie Malbrán ont confirmé que «la variante virale trouvée chez les rongeurs de Terre de Feu est différente de celle observée chez les personnes infectées lors de l'épidémie étudiée», précise le communiqué. «L'enquête a permis d'écarter l'hypothèse que les rongeurs analysés soient à l'origine de l'infection liée à cet événement», ajoute-t-il.

Quinze personnes infectées

Le 1er avril, le navire de croisière «MV Hondius», battant pavillon néerlandais, a quitté le port d'Ushuaia, à l'extrémité sud de la Terre de Feu, à destination du Cap-Vert. Quelques jours plus tard, un passager est décédé en mer des suites d'une infection à l'hantavirus.

Plus tard, son épouse et un troisième passager sont également décédés, déclenchant une urgence sanitaire et entraînant la mise en quarantaine de plusieurs pays. Selon l'Organisation mondiale de la Santé, une quinzaine de personnes ont été infectées.

Aucun vaccin existant

Des études ultérieures ont indiqué que les cas d'hantavirus recensés correspondent à la souche andine, endémique du sud du Chili et de l'Argentine, et la seule souche connue transmissible d'humain à humain. L'hantavirus est un virus rare, pour lequel il n'existe aucun vaccin, transmis par le rat des rizières à longue queue (Oligoryzomys longicaudatus).

En mai, une mission de l'Institut Malbrán d'Ushuaia a capturé 144 rongeurs pour analyse, mais aucun n'était un rat des rizières à longue queue. «Les résultats obtenus ont montré que cinq spécimens appartenant au genre Abrothrix présentaient des anticorps spécifiques contre l'hantavirus», a rapporté le ministère de la Santé.

Variant viral inconnu

Le lieu de la première infection reste incertain. Le premier cas concernait un touriste néerlandais qui, dans les mois précédant son départ, avait voyagé dans plusieurs provinces d'Argentine, certaines régions du Chili et en Uruguay.

«Des études génétiques ont déterminé que le virus (...) est apparenté au virus des Andes», a indiqué l'Institut Malbrán après avoir analysé des rongeurs capturés à Ushuaia entre le 18 et le 22 mai.

Il s'agit d'un variant viral jusqu'alors inconnu. «Cependant, elle diffère de celle observée chez les humains atteints dans le cadre de l'épidémie en cours d'investigation», a souligné l'institut.

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