Discussions en cours
La Suisse a été invitée à rejoindre le «Conseil de paix» de Trump

Donald Trump invite la Suisse à son «Conseil de paix», mais Berne reste absente d'une réunion sur le Groenland. Nicolas Bideau annonce des discussions en cours, alors que Trump insiste sur la sécurité mondiale.
Le président américain Donald Trump est attendu mercredi à Davos.
Photo: Julia Demaree Nikhinson
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ATS Agence télégraphique suisse

La Suisse a été invitée à rejoindre le «Conseil de paix» du président américain Donald Trump. Elle a été approchée le week-end dernier, a indiqué le chef de la communication du DFAE Nicolas Bideau à Keystone-ATS mardi. «La Suisse étudie actuellement les détails de la charte et discute avec les parties concernées, dont les Etats-Unis», a précisé Nicolas Bideau en marge du Forum économique mondial (WEF) à Davos.

Berne n'a en revanche pas reçu l'invitation à la réunion que le président américain compte organiser avec les «différentes parties» dans la station grisonne au sujet du Groenland cette semaine. «Comme je l'ai exprimé à tous, très clairement, le Groenland est impératif pour la sécurité nationale et mondiale. Il ne peut y avoir de retour en arrière, sur ce point, tout le monde est d'accord!», a-t-il écrit mardi sur son réseau Truth Social.

«La seule puissance capable d'assurer la paix»

Donald Trump a également indiqué qu'il avait eu «un très bon entretien téléphonique» avec Mark Rutte, le secrétaire général de l'Otan, au sujet du Groenland. «Les Etats-Unis d'Amérique sont de loin le pays le plus puissant au monde (...) Nous sommes la seule PUISSANCE capable d'assurer la PAIX dans le monde et cela se fait, tout simplement, par la FORCE!», a-t-il dit.

Donald Trump avait affirmé lundi que les dirigeants européens ne vont pas «résister beaucoup» à son projet de s'emparer du Groenland. «Je ne pense pas qu'ils vont résister beaucoup. Nous devons l'avoir», a-t-il déclaré à un journaliste en Floride qui l'interrogeait sur ce qu'il prévoyait de dire aux Européens qui s'opposent à ses projets.

Le premier ministre suédois Carl Bildt a publié sur X ce qui ressemble à une invitation officielle à participer à l'événement jeudi matin. «Ce sera intéressant de voir comment les choses vont tourner», a-t-il écrit. «Selon la charte, il s'agira d'une organisation internationale dotée d'un large mandat, mais dont tous les pouvoirs pertinents seront entre les mains d'un certain Donald Trump», a-t-il ajouté.

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