Visite auprès du pape Léon XIV
Guy Parmelin s'est rendu à l'assermentation des gardes suisses

Guy Parmelin et le pape Léon XIV ont assisté à l'assermentation de 28 nouveaux gardes suisses ce mercredi à Rome. La cérémonie solennelle a marqué l'anniversaire du sac de Rome de 1527, en présence de nombreuses personnalités.
Guy Parmelin à la cérémonie d'assermentation de 28 nouvelles recrues de la Garde suisse au Vatican le 6 mai 2026.
Photo: AFP
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ATS Agence télégraphique suisse

Le président de la Confédération, Guy Parmelin, a assisté, aux côtés du pape Léon XIV, à la cérémonie solennelle de prestation de serment de 28 nouveaux gardes suisses mercredi à Rome. Il avait dans la matinée été reçu par le souverain pontife en audience privée.

En entrant dans la salle d'audience Nervi au Vatican, le pape a d'abord serré la main du commandant du Corps de la Garde suisse pontificale, le colonel Christoph Graf, ainsi que celle de l'aumônier, le père Kolumban Reichlin, avant de prendre place au premier rang.

Le souverain Pontife a remercié les gardes. Leur prestation de serment est «un engagement de fidélité, porté par l’enthousiasme de la jeunesse et fondé sur la foi en Dieu ainsi que sur l’amour de l’Eglise», a déclaré le pape.

Valais en tête

Le corps est composé de gardes issus de toutes les régions linguistiques de Suisse. La plupart des membres sont originaires du canton du Valais (18), suivis par ceux du Tessin (13) et de Lucerne (11). Devant le pape Léon XIV, les 28 recrues ont prêté serment les unes après les autres.

Chaque année, les nouveaux gardes prêtent serment à la date anniversaire du sac de Rome (6 mai 1527), lors duquel 189 gardes suisses ont défendu le pape Clément VII contre l’armée de Charles Quint. Le serment est prêté devant le drapeau du Corps de la Garde suisse. Les gardes s’engagent ainsi à protéger et à défendre le pape en fonction et tous ses successeurs légitimes, même au péril de leur vie.

A nouveau le pape sur place

Le souverain pontife avait déjà assisté l’année dernière à la même cérémonie, qui s’était toutefois déroulée le 4 octobre dans la cour Damasus au Vatican, alors que, depuis 1968 avec Paul VI, plus aucun pape n'y avait plus participé en personne. Il avait toujours été représenté par le substitut pour les affaires générales de la Secrétairerie d'Etat. La cérémonie de l’année dernière avait été reportée du 6 mai au 4 octobre en raison du décès du pape François, survenu le 21 avril.

La cérémonie s'est déroulée dans une ambiance festive, sur fond de musique jouée par la fanfare et en présence des familles des gardes suisses. Outre Guy Parmelin, qui avait été reçu en audience par le pape Léon mercredi matin, le président du Conseil national Pierre-André Page et le conseiller aux Etats grison Stefan Engler ont pris part à la cérémonie.

La plus petite et la plus vieille

L'armée suisse était représentée par son chef, le commandant de corps Benedikt Roos, et la Conférence des évêques suisses par son président, Mgr Charles Morerod, évêque de Lausanne, Genève et Fribourg. La délégation du canton hôte de cette année, la Thurgovie, était conduite par son président, Dominik Diezi.

La Garde suisse, considérée comme la plus petite et la plus ancienne armée du monde, fondée le 22 janvier 1506 par le pape Jules II, est chargée de la protection du pape et de sa résidence. Sous la direction du colonel Christoph Graf, elle contrôle les accès au Vatican et au Palais apostolique, veille au maintien de l’ordre et assume des fonctions de représentation lors des cérémonies papales et des réceptions d’Etat. Elle assure également la protection du Collège des cardinaux pendant la vacance du siège pontifical.

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