Si le «sadique de Romont» a déposé de nombreuses demandes de libérations conditionnelles, toutes rejetées, il n'était pas encore allé au Tribunal fédéral pour contester ces refus. Ce qu'il a fait, sans succès: son recours a été rejeté par les juges fédéraux dans un arrêt publié jeudi.
Selon cet arrêt, il s'agit de la douzième demande de libération conditionnelle émanant de l'un des prisonniers les plus tristement célèbres de Suisse. Jusqu'à présent, il n'avait jamais contesté les refus devant les juges cantonaux, et encore moins devant les juges fédéraux.
L'homme, aujourd'hui âgé de 67 ans, avait défrayé la chronique dans les années 80 pour avoir commis plusieurs assassinats précédés d'abus sexuels sur des adolescents. Il avait été condamné à la réclusion à vie en octobre 1989 par le Tribunal de l'Entremont (VS). Il est en prison depuis son arrestation en mai 1987.
Le Tribunal fédéral a confirmé la décision des juges valaisans, qui en septembre 2025 ont refusé la demande de libération conditionnelle.
Certaines demandes irrecevables
Dans le détail, le condamné demandait, subsidiairement à sa libération conditionnelle, que sa peine de prison soit convertie en une mesure thérapeutique institutionnelle. Il demandait également à l'administration pénitentiaire qu'il soit mis au bénéfice d'un plan d'exécution progressif de sa peine.
Cette dernière conclusion n'ayant pas été déposée devant les juges cantonaux, elle a été déclarée irrecevable par le TF. Autre motif déclaré irrecevable par le TF, faute d'avoir été soulevé devant les juges cantonaux: le mauvais état de santé du condamné.
Ce dernier allègue en effet souffrir de diverses pathologies qui rendraient nécessaires une libération conditionnelle ou un aménagement de sa peine. Les juges fédéraux ne sont pas entrés en matière.
Un risque très élevé de récidive
Pour le reste, les juges fédéraux ont confirmé le point de vue du Tribunal cantonal, qui a rappelé que le condamné présente toujours un risque de récidive très élevé s'agissant d'atteinte à la vie et à l'intégrité des mineurs.
Le condamné a toutefois obtenu très partiellement gain de cause, car les juges fédéraux ont accepté qu'il soit mis au bénéfice de l'assistance judiciaire, ce que lui avaient refusé les juges cantonaux.
Indépendamment de sa demande de libération conditionnelle, le «sadique de Romont» avait dernièrement déjà fait recours devant le Tribunal fédéral. Il avait contesté le refus de l'administration pénitentiaire de le faire bénéficier de congé et de sorties accompagnées. En avril de cette année, le Tribunal fédéral avait rejeté son recours.