Swiss est intransigente
Il reçoit 800 francs d'amende pour avoir caressé son chien dans l'avion

Sur les vols Swiss, les propriétaires de chiens peuvent se heurter au personnel de bord. Un passager a écopé d'une amende de 791 francs suisses.
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Lors d'un vol, un chien doit rester en permanence dans son sac.
Photo: Shutterstock
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Raphael Rauch

Les amoureux de chiens et de chats récalcitrants mettent régulièrement le personnel de Swiss dans l'embarras. Ils revendiquent leur affection des animaux, mais ignorent les règles de sécurité, d'hygiène et de respect des autres passagers. Ce qui est pour les uns une caresse inoffensive du quadrupède est pour d'autres synonyme de stress – par exemple pour les personnes allergiques ou les passagers anxieux.

Une récente décision de sanction montre à quelle vitesse cet amour pour leurs animaux peut se transformer en une coûteuse infraction au règlement. Le 20 décembre 2024, un Berlinois est assis dans un vol de Zurich à São Paulo (Brésil). A bord, son chien, ce qui ne devrait en principe poser aucun problème – Swiss autorise les petits chiens et chats jusqu'à huit kilos dans la cabine. Mais seulement à des conditions bien précises: l'animal doit rester dans un sac de transport rangé sous le siège avant. Un sac qui doit être propre, résistant à l'évasion et aux griffes. Il est formellement interdit de le laisser se promener librement ou de le câliner sur les genoux.

Près de 800 francs d'amende

Pourtant, le Berlinois fait fi de cette règle. Immédiatement après l'embarquement, il retire son chien de sa caisse de transport. Le personnel de cabine lui fait remarquer que l'animal doit rester dans le sac pendant toute la durée du vol. Plus tard, pendant le repas, le chien sort une deuxième fois du sac. Puis, à une troisième reprise, l'animal est sorti de sa boîte pour être caressé.

A plusieurs reprises, le passager ignore les instructions du personnel. A la fin, il reçoit donc une amende de l'Office fédéral de l'aviation civile (OFAC). Le Berlinois doit payer 791 francs. Swiss répond: «Le propriétaire du chien peut bien sûr le nourrir et lui donner de l'eau. Mais la libre circulation du chien ou même du chat dans la cabine n'est pas autorisée.»

Un autre incident se produit sur un vol effectué par Helvetic pour le compte de Swiss. Sur le vol de Zurich à Bologne, une Italienne refuse de laisser son chien dans sa caisse de transport pendant le vol – malgré les demandes répétées de l'hôtesse de l'air. La quittance ne se fait pas attendre: 400 francs d'amende. L'OFAC reproche à la femme d'avoir «ignoré à plusieurs reprises les instructions du personnel de cabine.»

De plus en plus d'infractions

Ces deux cas montrent à quel point la frontière est mince entre l'amour des animaux et le non-respect des règles à bord. Celui qui veut avoir son chien ou son chat avec lui dans l'avion doit faire un choix: soit l'animal suit les règles du jeu vis-à-vis de l'espace restreint dans la cabine - soit il vaut mieux qu'il voyage en soute.

Les ennuis impliquant des animaux augmentent-ils au-dessus des nuages? Oui, répond l'OFAC. Les cas ont augmenté de 46% l'année dernière. «En 2024, 80 infractions à l'obligation de transporter des animaux nous avaient été signalées. En 2025, c'est monté à 117.»

Swiss souligne qu'il existe des exceptions. C'est le cas des animaux de service, c'est-à-dire les chiens d'aveugles ou d'assistance. «Ceux-ci ne sont pas soumis à des restrictions de taille ou de poids. Ils voyagent gratuitement en cabine et ne doivent pas être placés dans une caisse de transport». Pour qu'un vol se déroule en toute sécurité et sans incident, le chien doit être formé de manière à obéir à son maître et à se comporter de manière appropriée. Il ne doit donc pas aboyer, grogner ou sauter sur les gens.

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