Le Conseil des Etats a accepté mardi plusieurs motions voulant étendre la surveillance aux groupes extrémistes, dont les écoutes téléphoniques. La manifestation qui a dérapé à Berne en novembre a motivé le dépôt de ces textes.
«Les émeutes du 11 novembre à Berne ont clairement montré que les groupes extrémistes représentaient une menace toujours plus violente et explosive», a déclaré le motionnaire Josef Dittli (PLR/UR). La manifestation pro-Palestine avait fait plusieurs blessés, parmi lesquels des policiers et des manifestants.
Etendre à l'extrémisme violent
Les mesures de recherches soumises à autorisation, comme l'écoute téléphonique, doivent donc s'étendre à l'extrémisme violent. Aujourd'hui, ces mesures ne sont possibles qu'en cas de terrorisme, de prolifération d'armes nucléaires ou d'attaques visant des infrastructures critiques.
Les sénateurs ont suivi le PLR par 36 voix contre 3. Ils ont dans la foulée accepté un texte similaire de Marianne Binder-Keller (C/AR) et une motion d'Andrea Gmür-Schönenberger (C/LU) voulant renforcer la lutte contre la désinformation venant de l'étranger. Le dossier part au National.