A son élection au Conseil fédéral, Martin Pfister s'épanchait sur sa grande envie de reprendre le Département de la défense (DDPS). Une envie qui, entre-temps, semble lui être quelque peu passée. Selon le quotidien «Schweiz Heute», le conseiller fédéral du Centre lorgne sur le Département de l'économie (DEFR), bientôt vacant après la démission de Guy Parmelin.
Ce revirement soudain a de quoi surprendre. Lors de son entrée en fonction, Martin Pfister avait clairement affirmé vouloir rester longtemps au Département de la défense. «Il faut sept ans pour diriger avec une certaine perspective et assumer la responsabilité de ses propres décisions», avait-il alors déclaré lors d'une conférence de presse. Aujourd'hui, moins de deux ans se sont écoulés.
Selon Schweiz Heute, l’impasse sur le financement et la politique de la défense serait à l’origine de ces réflexions. Alors que les exigences envers l’armée ne cessent de croître, les moyens financiers peinent à suivre. Des sources anonymes proches de Martin Pfister ont laissé entendre au journal qu’un tel changement de département serait judicieux pour le conseiller fédéral et pourrait également profiter à son parti.
Pfister n'est pas le seul intéressé
Le Département de l'économie attire les appétits. Le conseiller fédéral Beat Jans convoiterait lui aussi un transfère au DEFR, tout comme ses collègues et camarades de parti. Depuis début 2024, le socialiste dirige le Département fédéral de justice et police (DFJP), s'occupant des dossiers de l'asile et des migrations. Certains de ses collègues et camarades de parti
L'UDC, qui fournira bientôt un nouveau conseiller fédéral, s'attend donc à un changement de département. Dans un communiqué de presse, le parti de droite a annoncé rechercher des candidats possédant les compétences nécessaires pour reprendre le DFJP ou le DDPS.