Plus de 30'000 francs récoltés
Ils craignaient de devoir abattre leurs chèvres, mais la solidarité a payé

Menacés de devoir abattre leurs 30 chèvres à cause de la sécheresse, Mélanie Sottas et Raphaël Rigolet ont lancé un appel à l’aide. En quelques heures, les dons ont dépassé leurs espérances.
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Melanie Sottas et Raphaël Rigolet sont aux anges.
Photo: Martin Meul
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Martin Meul

Grande joie chez Mélanie Sottas et Raphaël Rigolet. Leurs 30 chèvres n’auront finalement pas à être abattues. «Nous sommes bouleversés et incroyablement reconnaissants», confie la jeune agricultrice à Blick.

En début de semaine encore, de gros nuages planaient au-dessus de leur ferme dans le Pays de Gruyère. La sécheresse menaçait directement l’avenir de leur exploitation. L’herbe ne pousse plus suffisamment dans leurs prairies et les animaux sont déjà nourris avec du foin normalement réservé à l’hiver.

La situation était devenue précaire. Le couple avait besoin de 8000 francs pour acheter du foin supplémentaire auprès d’autres agriculteurs. Mélanie Sottas avait alors lancé un appel à l’aide grâce à Blick: «Sans dons, je vais bientôt devoir abattre mes chèvres.»

«Une grande solidarité»

Heureusement, plus besoin d'en arriver là. Après la publication de l’article de Blick, une immense vague de solidarité s’est abattue sur les jeunes agriculteurs. En quelques heures seulement, des centaines de personnes leur ont fait parvenir des dons. Les 8000 francs nécessaires ont rapidement été réunis. Et vendredi, la cagnotte avait déjà atteint 30'000 francs. Un donateur anonyme a même versé à lui seul 9000 francs au couple.

Mélanie Sottas a encore du mal à réaliser ce qui s’est passé. «Nos soucis sont désormais dissipés. Nous pouvons continuer notre travail et nos animaux restent avec nous», se réjouit-elle. La jeune femme est particulièrement touchée par cet élan de solidarité. «L’aide des gens nous redonne espoir et montre qu’il y a beaucoup de cohésion et de soutien dans ce pays. Un grand merci à tous ceux qui nous ont aidés.»

Le premier foin est déjà commandé

Grâce aux dons, Mélanie Sottas et Raphaël Rigolet ont immédiatement commencé à améliorer la situation de leur troupeau. «Le premier chargement de foin a déjà été commandé auprès d’un agriculteur de la région», précise la jeune agricultrice.

La générosité des donateurs permet également au couple de faire face à la hausse des prix. Le foin se fait rare dans de nombreuses régions en raison de la sécheresse, ce qui fait également grimper les coûts d’achat. «Après des semaines difficiles, nous pouvons enfin respirer. C’est un sentiment formidable», confie Mélanie Sottas. Avant de conclure: «Ça vaut la peine de partager ses soucis avec les autres, car il y a beaucoup plus de compassion qu’on ne le pense.»

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