Nouveaux licenciements en vue?
«Nous pouvons encore alléger nos coûts», affirme le directeur de La Poste

La Poste prévoit de nouvelles économies, notamment dans le secteur du courrier, selon son directeur général Pascal Grieder qui s'est exprimé dans la «Schweiz am Wochenende». Le géant jaune n’exclut plus qu’à terme, la distribution quotidienne ne puisse plus être garantie.
Selon Pascal Grieder, La Poste transporte actuellement 100 millions de colis de plus par an qu’il y a dix ans.
Photo: Keystone
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Nathalie Benn

En septembre dernier, La Poste annonçait la suppression de 110 emplois. Le géant jaune expliquait alors devoir «réduire ses coûts et garantir le financement à long terme du service public». Cette annonce s’inscrit dans une série de coupes décidées ces dernières années. En 2025, La Poste avait déjà annoncé jusqu’à 100 suppressions de postes. Par la suite, 200 emplois dans l’informatique en Suisse avaient été supprimés. En juin 2026, 60 postes supplémentaires avaient encore été touchés dans ce secteur.

Les employés ne peuvent pas encore souffler. Le directeur général de La Poste, Pascal Grieder, l’a clairement indiqué dans un entretien accordé à la «Schweiz am Wochenende»: les mesures d’économies ne sont pas terminées. «Les réductions vont se poursuivre, notamment dans le secteur du courrier», a-t-il déclaré. Pour l’entreprise, l’optimisation des coûts reste une priorité permanente, et non une mesure ponctuelle.

Recul du courrier traditionnel

La Poste cherche notamment à réduire ses dépenses dans les fonctions centrales et administratives. En septembre, les postes de direction et de soutien avaient été particulièrement touchés. Pascal Grieder estime qu’il existe encore une marge de manœuvre: «Je pense que nous pouvons encore alléger nos coûts», a-t-il déclaré à la «Schweiz am Wochenende».

La principale raison tient au recul du courrier traditionnel. Alors que les employés doivent faire face à l’afflux de colis, le nombre de lettres envoyées continue de baisser. Selon Pascal Grieder, La Poste a perdu environ 40% de son volume de courrier ces dix dernières années. Dans le même temps, envoyer une lettre coûtera plus cher dès l’an prochain: le courrier A passera de 1,20 à 1,40 franc, tandis que le courrier B augmentera de 1 franc à 1,10 franc.

Les clients pénalisés?

Pascal Grieder ne prévoit toutefois pas de hausse annuelle des prix par la suite. De toute façon, selon lui, des tarifs plus élevés ne changeraient pas grand-chose au problème de fond. Le recul du courrier semble difficile à enrayer: «Il continuera de baisser, sans relâche», estime le patron de La Poste.

Les clients pourraient eux aussi finir par en ressentir les effets. Pascal Grieder part du principe que la distribution quotidienne du courrier ne pourra plus être garantie à terme. Si les boîtes aux lettres se vident, le coût d’une distribution chaque jour deviendra tout simplement trop élevé.

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