Pour bien démarrer la journée, Blick, avec l'aide de l'ATS, vous propose un condensé des actualités suisses à ne pas manquer en ce mercredi 6 mai. C'est parti:
Une chaîne genevoise dans le viseur de l’OFCOM
L’Office fédéral de la communication (OFCOM) a ouvert une procédure contre Carac TV, après une plainte du député socialiste Sylvain Thévoz, rapporte «Le Courrier». La chaîne genevoise est soupçonnée d’avoir enfreint la loi sur la radio-télévision (LRTV), notamment l’article 12 qui interdit le parrainage d’émissions politiques et exige l’indépendance éditoriale. En cause, six épisodes de l’émission «Parlons économie», liée à la Chambre de commerce et d’industrie de Genève (CCIG), qui ont traité de sujets de votations avec des invités exclusivement issus des partis de droite et de la CCIG. Sylvain Thévoz dénonce une atteinte à la démocratie. Si les violations sont confirmées, des sanctions pouvant aller jusqu’au retrait de la concession pourraient être prononcées. La direction de Media One Group, auquel la chaîne TV appartient, n'a pas souhaité s'exprimer au vu de la procédure en cours.
De nouvelles révélations troublent l’affaire du policier noyé
Le traitement judiciaire de l’affaire du policier plongeur mort noyé en septembre 2025 à Dietikon (ZH) soulève des questions, selon le «Tages-Anzeiger». Après que le journal a interpellé les autorités concernées sur les accusations, l’enquête a été relancée et confiée à un autre canton. Plusieurs sources indépendantes évoquent une série de manquements ainsi que de graves failles de sécurité et de commandement ayant pu contribuer au décès du policier. Selon ces informations, un cadre a indiqué en amont au plongeur qu'il n’y avait aucun danger, alors que les supérieurs étaient légalement tenus d’interdire l’intervention en cas de situation incertaine. Le quotidien souligne enfin que cette obligation de diligence ne semble pas avoir été prise en compte dans l’enquête officielle initiale.
L’affaire des billets antisémites prend un nouveau tournant
Nouveau rebondissement dans l'affaire des billets antisémites découverts en janvier 2025 devant une galerie genevoise. La militante Anne-Cécile Reimann, qui s'estime victime d’acharnement, a porté plainte pour dénonciation calomnieuse et obstruction à la justice, rapporte «Le Courrier». La militante avait été accusée sur la base d’images et condamnée, avant qu’une autre octogénaire ne s’auto-dénonce, faisant vaciller le dossier. Malgré cela, l’avocat de la galeriste avait demandé une perquisition chez Anne-Cécile Reimann, une requête refusée par le Ministère public. Le procureur en charge du dossier a, lui, ordonné une nouvelle expertise graphologique des billets, expertise à laquelle l'avocat de l'octogénaire qui s'est auto-dénoncée s'est formellement opposé.
Des soupçons d’abus secouent une crèche à Berne
Un rapport d’enquête sur de possibles cas d’abus dans une crèche d’entreprise bernoise a mis en évidence de graves lacunes, selon la «Berner Zeitung» et le «Bund». Il est question de deux cas suspects, l’un datant de fin juin 2025 et l’autre de février 2026. Après le premier soupçon, la direction de la crèche a discuté avec la mère de l’enfant concerné et la personne soupçonnée, sans informer les autorités compétentes ni la direction de l’entreprise. Lors du second cas, elle a également proposé une rencontre tripartite. La direction n’a informé l’entreprise du premier cas qu’une semaine après la mise à l’écart de l’employé concerné. L’entreprise indique vouloir suivre plusieurs recommandations du rapport.
Ce Valaisan va traverser 14 pays pour soutenir les victimes de la guerre
Le Valaisan Frédéric Splendore prépare un défi d’ultra-endurance reliant Monaco à Lviv en Ukraine, soit environ 4’200 km et 140’000 m de dénivelé à travers 14 pays, rapporte «La Liberté». Le départ est prévu fin juillet, avec une arrivée symbolique le 21 septembre, Journée internationale de la paix. Ce projet sportif et humanitaire vise à récolter des fonds pour les victimes de la guerre, via son association «Au-delà de l’effort», à raison d’un franc par mètre de dénivelé. L’athlète souhaite surtout porter un message de solidarité et relier symboliquement l’ouest et l’est de l’Europe. «Je ne cours pas pour l'Ukraine, je cours pour les gens, les civils», dit-il. Ancien sapeur-pompier et spécialiste des longues distances (vainqueur des 100 km de Bienne 2023), il s’appuie sur son expérience d’ultra-endurance et son parcours humanitaire pour mener cette aventure. Il est conscient des risques liés à la situation en Ukraine, notamment à Lviv, toujours exposée aux frappes russes.