Une femme a essayé de faire chanter l'ex d'une amie, qui était associé d'une clinique de luxe zurichoise. Elle a été condamnée pour tentative d'extorsion à 22 mois de prison avec sursis et sera expulsée, comme l'a confirmé le Tribunal fédéral dans un arrêt publié jeudi.
La recourante s'en est prise à l'ex-petit ami d'une de ses connaissances. Lors de leur séparation, il avait oublié un contrat de vente d'actions et de pacte d'actionnaires qu'il avait signé chez son ex-amie.
Celle-ci et la recourante ont alors exigé de l'associé de la clinique une somme d'environ 600'000 francs, soit le dixième de la transaction inscrite dans le contrat. Elles menaçaient de faire parvenir le contrat notamment aux créanciers de l'associé, pour leur prouver qu'il n'était pas désargenté, ainsi qu'aux autres parties aux contrats.
Renvoi du territoire de trois ans
Le paiement n'a cependant pas eu lieu, car la victime de l'extorsion et la clinique ont porté plainte. Le Tribunal fédéral a confirmé le verdict des juges zurichois: outre la tentative d'extorsion, ces derniers avaient retenu l'appropriation et le vol. Le renvoi du territoire de trois ans est également maintenu.
La condamnée a son centre de vie en Allemagne et travaille occasionnellement en Suisse. Le Tribunal fédéral ne voit aucune raison de renoncer au renvoi du territoire. L'amie a également été condamnée définitivement à une amende avec sursis. Elle n'a pas fait appel du jugement de première instance.
(Arrêt 6B_931/2025 du 7 juillet 2026)