Etude sur la santé mentale
Un jeune sur dix se tourne vers l'IA en cas de préoccupation

Les jeunes en Suisse sont de plus en plus inquiets pour leur avenir et leur santé mentale. Les filles et les jeunes issus de l’immigration sont particulièrement touchés.
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L'étude de Pro Juventute souligne que les filles sont davantage préoccupées par leur santé mentale que les garçons.
Photo: IMAGO/Zoonar
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ATS Agence télégraphique suisse

Les enfants et les jeunes en Suisse sont toujours plus préoccupés par leur avenir professionnel et les crises mondiales, relève lundi la deuxième étude jeunesse de Pro Juventute. Les filles et les jeunes femmes ainsi que les jeunes issus de l'immigration sont nettement plus touchés.

Pour la première fois, les jeunes ont été interrogés sur le recours à une intelligence artificielle en cas de difficultés. En 2025, un jeune sur dix indique s'y adresser. Une proportion similaire dit se tourner vers des services spécialisés et des offres de conseil, comme le numéro d'urgence 147, note l'organisation dans un communiqué.

Inquiétude sur la santé mentale

«Les résultats de la première étude, réalisée en 2024, se confirment», remarque Pro Juventute. Un jeune sur dix indique suivre actuellement un traitement psychothérapeutique, les filles et les jeunes femmes étant deux fois plus nombreuses que les garçons.

Plus de la moitié d'entre elles s'inquiètent pour leur santé mentale et une sur trois se sent souvent fatiguée, voire épuisée. Elles disent ressentir plus de stress lié à l’école, à la formation ou à des facteurs personnels. Elles s’inquiètent également davantage pour leur avenir et pour l’évolution du monde.

Parallèlement, les jeunes femmes parlent plus souvent de leurs problèmes à leur entourage. De plus, elles consultent trois fois plus souvent des spécialistes que les jeunes hommes interrogés.

Les jeunes dont les deux parents ne sont pas originaires de Suisse perçoivent plus souvent leur relation avec leurs parents comme difficile et se sentent davantage sous pression. Selon l'étude, «les exigences scolaires les affectent particulièrement: 24% d'entre eux déclarent être très souvent stressés par les examens, contre 11% chez les jeunes non issus de la migration.»

La guerre et les conflits inquiètent davantage

Environ un tiers des jeunes se disent préoccupés par la situation mondiale et l’évolution de la société. 40% des jeunes déclarent se sentir affectés par ce sujet, contre environ un quart en 2024.

Avec 88%, une large majorité des jeunes interrogés déclare se sentir bien, sur le plan psychique. «Les relations avec les parents et les amitiés restent pour une grande majorité des ressources essentielles pour leur santé mentale», remarque Pro Juventute.

L'enquête a été menée auprès de 960 jeunes âgés de 14 à 25 ans issus des trois grandes régions linguistiques de Suisse, en collaboration avec le service de psychiatrie et de psychothérapie pour enfants et adolescents de la clinique psychiatrique universitaire de Zurich (KJPP).

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