Pendant le G7 d'Evian
La cheffe de la police genevoise se prononce pour la fermeture des frontières

La cheffe de la police genevoise, Monica Bonfanti, annonce un soutien national pour sécuriser le sommet du G7 à Évian en juin, évoquant une possible fermeture des frontières face aux menaces accrues.
La commandante s'est dite favorable à une fermeture des frontières pendant la durée du sommet du G7.
Photo: keystone-sda.ch
sda-logo.jpeg
ATS Agence télégraphique suisse

Alors que la tension au sujet d'une manifestation anti-G7 monte à Genève à six semaines du sommet d'Evian, la cheffe de la police Monica Bonfanti a annoncé le soutien des forces de l'ordre de tous les autres cantons. La commandante s'est aussi exprimée en faveur d'une fermeture des frontières pendant le sommet.

«Toute la police genevoise va être impliquée dans la sécurisation de ce sommet ainsi que dans les tâches annexes», a indiqué dimanche au 19h30 de la RTS Monica Bonfanti. Il y aura aussi l'aide de toutes les polices de Suisse, a ajouté la cheffe des forces de l'ordre genevoises.

Nouveaux vecteurs de menace

À ce stade, la commandante s'est dite favorable à une fermeture des frontières pendant la durée du sommet du G7. S'il y a des menaces sur l'ordre public, le Conseil fédéral peut décider d'augmenter le dispositif sécuritaire aux frontières, en réintroduisant les contrôles des personnes et en fermant des passages. Le Conseil fédéral pourrait se prononcer sur cette question mercredi.

Monica Bonfanti a aussi précisé les différents niveaux de menaces qui pèsent sur ce type de sommet, dont «certaines étaient totalement absentes» en 2003, lors du sommet du G8, qui s'était déjà tenu à Evian. Et de citer les attaques de drones, les «attaques cyber», le spectre du terrorisme, la désinformation ou encore les risques de sabotage.

Alors que la coalition NoG7 a déjà annoncé qu'une manifestation aura lieu le 14 juin – avec ou sans autorisation, un préavis de la police genevoise est attendu. Ce préavis, qui sera transmis au Conseil d'Etat, se basera «sur la capacité d'encadrement et les menaces qui peuvent peser sur ce rassemblement», selon Monica Bonfanti. Une décision politique sera ensuite prise.

Articles les plus lus