«Nous refusons leurs décisions»
La grève féministe du 14 juin se mobilisera à Genève contre le G7

Les collectifs féministes de différentes villes romandes ont annoncé une mobilisation «massive» à Genève, le 14 juin, pour protester contre le G7.
Si la date du 14 juin sera dédiée à la lutte contre le G7, à Genève, une autre mobilisation pourrait avoir lieu le 13 juin, dans d'autres villes.
Photo: Keystone
Ellen De Meester - Journaliste Blick
Ellen De MeesterJournaliste Blick

Décidément, on s'arrache la date du 14 juin, cette année. En plus des votations fédérales et de l'annuelle grève féministe, c'est également ce jour-là que débutera le Sommet du G7, à Evian-les-Bains, en France. Alors que les représentants des pays membres se réuniront à proximité de la frontière suisse, les collectifs féministes de plusieurs cantons romands, dont Fribourg, Neuchâtel, Vaud, Valais et Genève, s'uniront pour un seul et même cortège, à Genève. 

En effet, la grève s'inscrit, cette année, dans une lutte contre «des politiques impérialistes, guerrières et capitalistes, traversées par des logiques racistes et patriarcales», annonce un communiqué diffusé dans la soirée du 26 avril. 

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Pour rappel, le sommet du G7 rassemblera des hauts représentants du Canada, de la France, de l'Allemagne, de l'Italie, du Japon, du Royaume-Uni et des Etats-Unis, alors que l'Union européenne constitue aussi un membre à part entière. S'il n'existe pas d'«ordre du jour» précis, les grands thèmes abordés lors de ces deux jours de réunions s'ancrent dans les «défis économiques, financiers et géopolitiques majeurs, à l'échelle globale», précise le site officiel.

«Nous refusons leurs décisions»

Pour les collectifs féministes concernés, avec le timing flagrant du G7, le sommet devient donc le sujet principal de la grève du 14 juin 2026. «Le G7 ne fait que renforcer les systèmes de domination que nos luttes féministes affrontent au quotidien, martèlent-elles, dans le communiqué. Patriarcat, racisme, capitalisme et colonialisme...» 

Les organisatrices affirment en effet que cette réunion sert les privilèges «d'une minorité dont le pouvoir repose sur les violences sexistes et sexuelles, les violences anti-trans et LGTQIA-phobes et les féminicides.» Appelant à une «mobilisation massive», elles entendent signifier qu'elles refusent «des décisions qu'ils prennent sans nous et contre nous». 

La grève «classique» aura lieu le 13 juin

Contactés, les différents collectifs n'ont pas encore réagi à nos sollicitations pour donner plus d'informations quant aux événements qu'ils préparent.

Or, sur les réseaux sociaux, une personne s'inquiète d'une absence du cortège féministe «classique» dans d'autres villes que Genève, comme c'est habituellement le cas. En réponse, les organisatrices de la grève vaudoise affirment qu'une manifestation aura probablement lieu à Lausanne, le 13 juin, suggérant que la date emblématique du 14 juin sera, cette année, focalisée sur la lutte contre le G7. «Des informations arrivent», peut-on lire. 

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