Ce live est terminé
La présentation du conseil d'Etat genevois concernant la manifestation anti-G7 est désormais terminée. Merci de l'avoir suivie avec nous. Bonne journée!
La police encadrera, ou dispersera
Comment fera la police pour adapter son dispositif sécuritaire si la coalition n'acceptait pas le tracé? «La police résonne en terme de variante, répond la commandante. Nous avons pris les deux en compte: soit nous encadrerons une manifestation autorisée, soit on sera dans le même régime que du 12 au 17 juin, soit pas de manifestation autorisée.» Les forces de l'ordre disperseront donc les manifestants si d'aventure leur rassemblement devait être révoqué.
Le gouvernement ne «peut pas» indiquer quand le pont sera fermé
Il n'est pas, pour l'heure, possible de savoir de quelle heure à quelle le pont du Mont-Blanc sera fermé à la population le 14 juin. «On ne va pas déjà communiquer là-dessus», indique Carole-Anne Kast, qui ajoute que le Mont-Blanc sera bloqué au passage de la population «jusqu'à ce qu'on le juge nécessaire». Il n'est pas non plus possible de savoir dès quelle heure le pont sera fermé à la circulation.
«Ce n'est pas quelque chose qui va générer des inquiétudes, assure Nathalie Fontanet. Il y aura des panneaux de signalisation, c'est habituel.»
Il n'y aura pas d'observateurs à la manifestation
En 2003, des observateurs avaient été nommés pour participer à la manifestion anti-G8 et rendre un rapport. Carole-Anne Kast indique avoir contacté des associations partenaires, qui collaborent au long de l'année avec son département. Mais tous ont renoncé à ce rôle.
En autorisant trop tôt la manif', Genève craint «d'être la risée»
«On serait la risée de toute la Suisse», tonne Nathalie Fontanet au sujet de l'horaire du début de la manifestation. Celle-ci explique qu'en pleine votation fédérale Genève ne peut pas se permettre d'être le seul canton avec des problèmes de déploiements du scrutin en raison d'un démarrage trop tôt de la contre-manifestation au G7 d'Evian-les-Bains. Le Conseil d'Etat a donc proposé de la commencer à 16h afin d'assurer un bon déroulement de la votation dans le canton.
Le pont, fragile ou pas?
Mardi, No-G7 reprochait un argument «tiré du chapeau» de Carole-Anne Kast: la fragilité potentielle du pont du Mont-Blanc. Or, plusieurs manifestations rassembleuses le traversent, comme la Lake Parade, la Gay Pride ou le cortège du 1er mai.
La jauge n'est pas la même, répondent Nathalie Fontanet et Carole-Anne Kast. Et les inquiétudes sécuritaires diffèrent également. «Le renseignement de police ne fait pas état d'une volonté de groupes extrêmistes de rejoindre la Gay Pride», illustre la ministre de la sécurité.
«La balle est dans le camp du collectif No-G7»
Tout est désormais entre les mains de la coalition No-G7, estime la conseillère d'Etat Nathalie Fontanet: «La balle est dans le camp du collectif No-G7».
Concernant la possibilité de voir des manifestants se trouvant déjà rive gauche vouloir rejoindre la rive droite, Carole-Anne Kast rappelle que les manifestations, hors cortège de No-G7, «ne sont pas autorisées, elles sont interdites». Il reviendra donc aux personnes de se rendre par leur propre moyen sur les lieux de la manifestation, mais pas en organisant un autre cortège.
Recours juridique de la coalition
No-G7 déplorait l'absence de décision de l'Etat et avait déposé un recours pour déni de justice. «Maintenant qu'ils ont une proposition de tracé, le recours est caduque», conclut Carole-Anne Kast.
Un flirt avec le pont du Mont-Blanc
Pourquoi avoir «tenté» les manifestants en leur proposant un parcours qui passe juste devant le pont qu'ils n'ont pas le droit de traverser? Carole-Anne Kast rappelle que le pont ne sera pas accessible, et qu'il n'en a jamais été question.
«Vous ne pouvez prendre que des grands axes, vous ne pouvez pas emprunter des petites rues des Pâquis avec les manifestants pour 'ne pas les tenter' avec le pont. Ce serait mettre les militants eux-mêmes en danger», détaille la commandante de la police.
Un voire plusieurs tonne-pompe seront stationnés sur le pont.
Un délai pour No-G7?
Nous ne pouvons pas forcer No-G7 à accepter ce parcours, tonne Carole-Anne Kast. Mais si cette proposition était refusée par les manifestants, nous la révoquerions. La ministre fait référence au fait que la coalition, qui rassemble 60 groupes et associations, n'a pas pu se prononcer immédiatement lors sa rencontre de mardi avec l'Etat, mais attend la position de ses membres.
Le gouvernement genevois se réunit ce mercredi pour présenter ses conclusions relatives à la manifestation anti-G7 prévue à Genève. La veille, mardi 26 mai, la coalition d’opposants au sommet d’Evian avait réaffirmé que le «U lacustre» constituait, selon elle, la seule solution acceptable. Ce parcours emblématique passerait par les quais et traverserait le pont du Mont-Blanc, afin de permettre aux manifestants de rallier l’autre rive.
Or, ce tracé s'est heurté au refus des autorités. Le passage par le pont du Mont-Blanc leur est interdit, tout comme l’accès à une partie du périmètre souhaité. La coalition se voit également refuser la tenue d’un village de manifestants dans les deux parcs qu’elle préconisait: les Bastions ou les Cropettes. De quoi tendre encore un peu plus le bras de fer entre les opposants au G7 et le Conseil d’Etat genevois. Des négociations ont eu lieu entre les parties le 26 mai au soir.