Jusqu’à 100 millions de francs par an. C’est ce que coûtent les absences maladie au sein de l’Administration cantonale genevoise. Face à une hausse presque continue depuis dix ans, l’Etat a lancé en 2022 un plan pour réduire de 20% le taux d’absence d'ici 2027. A l’époque, le Canton indiquait que 1000 collaborateurs étaient absents chaque jour.
La progression a été stoppée, mais l’objectif reste loin d’être atteint, souligne «La Tribune de Genève» ce 30 octobre. Le taux est passé de 5,7% à 5,2% fin 2024, avant de remonter légèrement à 5,3% en septembre 2026. Genève reste ainsi le canton le plus touché. Le Département des finances assure toutefois que, sans mesures, le taux aurait pu atteindre 6,1% en 2025.
Des millions d'économies
Le plan a coûté plus de 5 millions de francs et entraîné la création de quatorze postes, notamment pour renforcer la médecine du travail, le suivi des risques psychosociaux et l’accompagnement des services en difficulté. En contrepartie, l’Etat estime avoir économisé 33,7 millions sur trois ans et demi.
Autre axe: mieux contrôler les absences injustifiées. Le Canton dit constater davantage de remises en cause de certificats médicaux et prépare encore un nouveau certificat de capacité de travail.
Une réforme du statut du personnel est aussi en discussion. Elle prévoit notamment qu’à partir de la deuxième année d’incapacité, le salaire ne soit plus versé à 100%, mais à 90%, sauf en cas de maladie ou d’accident d’origine professionnelle. Une mesure qui fait grincer les dents des syndicats.