«Un naturalisme saisissant»
La Française Marine Atlan reçoit le Reflet d'Or du GIFF

Le GIFF 2026 a couronné samedi «La Gradiva» de Marine Atlan avec le Reflet d'Or du meilleur long métrage. Ce film poignant sur l'adolescence a marqué l'événement genevois, qui s'achève après dix jours de festivités.
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Le GIFF 2026 a couronné samedi «La Gradiva» de Marine Atlan avec le Reflet d'Or du meilleur long métrage
Photo: AFP

En bref

  • Le Geneva International Film Festival (GIFF) a décerné samedi soir son Reflet d'Or du meilleur long métrage à «La Gradiva» de Marine Atlan. La 32e édition du festival, qui a duré dix jours, se termine ce dimanche à Genève
  • Le festival a récompensé également la série polonaise «Variola Vera» et l'œuvre immersive «Sunset Motel» pour leurs qualités narratives et techniques. «Der Engelmacher» a remporté le Swiss Series Storytelling Award pour son langage cinématographique puissant
  • Le GIFF a présenté 113 œuvres, dont 15 suisses, et enregistre une hausse de 30% de ses recettes grâce à des billets moins chers. La prochaine édition est prévue du 5 au 14 novembre 2027
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ATS Agence télégraphique suisse

Le Geneva International Film Festival (GIFF) a décerné samedi soir le Reflet d'Or du meilleur long métrage à «La Gradiva», de la réalisatrice française Marine Atlan. La 32e édition du festival, qui s'est étendue sur dix jours, se termine dimanche. L'une des sensations du festival, selon les organisateurs, «La Gradiva» raconte «avec intensité et justesse» les tumultes de l'âge adolescent, les espoirs et les déceptions d'une jeunesse filmée «avec un naturalisme saisissant, presque mythologique».

Le Reflet d'Or de la meilleure série internationale revient aux Polonais Piotr Derewenda et Wojciech Lepianka pour «Variola Vera», indique samedi soir le GIFF dans un communiqué. La série qui retrace l'émergence d'une épidémie qui a frappé la Pologne dans les années 1960 est «un véritable coup de coeur» du jury.

Le Reflet d'Or de la meilleure expérience immersive est attribué au chorégraphe genevois Gilles Jobin et à l'illustrateur zurichois Thomas Ott pour «Sunset Motel». Le jury souligne l'excellence technologique, la force narrative et la sensibilité poétique de l'oeuvre. Le prix «Future is sensible» va au réalisateur bangladais Abdullah Mohammad Saad pour «Annie», qui a séduit par son minimalisme brut audacieux. «Un seul lieu, une palette de couleurs et une musique sobre, ainsi qu'une caméra fixe qui laisse chaque scène se dérouler en un seul plan ininterrompu, voici les ingrédients qui participent de la beauté d''Annie'», écrit le jury.

Série suisse

Enfin, la série documentaire «Der Engelmacher» (Le faiseur d'anges) de la Zurichoise Marina Klauser, qui raconte les abus sexuels subis dans la communauté religieuse bernoise Methernitha, remporte le prix «Swiss Series Storytelling Award». Le jury salue particulièrement la force du langage cinématographique et l'utilisation des métaphores visuelles.

Le GIFF a présenté 113 œuvres, dont 15 suisses. Le festival s'achève sur une fréquentation très réjouissante, selon les organisateurs, avec de nombreuses séances complètes et une nette augmentation des recettes de la billetterie, qui affiche une hausse de 30%, probablement favorisée par la baisse des tarifs d'entrée. La prochaine édition se tiendra du 5 au 14 novembre 2027.

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