Sous le coup d'une plainte
La fondation de la SPA genevoise placée sous tutelle, accusée de multiples dysfonctionnements

La fondation de l'association SPA genevoise a été placée sous tutelle, accusée d'une série de dysfonctionnements. Un commissaire est chargé d'enquêter sur ces graves problèmes.
Divers cas de maltraitance animale ont été signalés. (Image d'illustration)
Photo: Getty Images
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Olalla Piñeiro TrigoJournaliste Blick

C'est la jungle à la SPA genevoise. Les pouvoirs de l'ensemble des membres du conseil de fondation ont été gelés ce 17 mars, révèle la «Tribune de Genève». Une décision qui fait suite à une plainte déposée par l’Autorité de surveillance des fondations (ASFIP) contre la Société genevoise pour la protection des animaux à Genève (SGPA). 

La fondation a été placée sous tutelle d'un commissaire, qui a pour mission de gérer l'institution provisoirement. Il est aussi chargé de rendre un rapport sur la situation.

Multiples dysfonctionnements

Cette ambiance délétère ne date pas d'hier. Au coeur du scandale, le refuge de Bernex, géré par la SGPA. Début 2024, un audit a mis en lumière des lacunes dans la gestion et le contrôle de la structure. Divers cas de maltraitance animale ont aussi été dénoncés auprès du comité de l'association. Une situation qui a entraîné le licenciement du directeur du refuge et du chef gardiens des chiens.

La plainte pointe des problèmes de gouvernance, liés à une opacité dans les rapports entre fondation et association, à la composition des deux entités, ainsi que des mouvements financiers douteux. Par ailleurs, une série d'employés qui ont critiqué les conditions de travail ont été licenciés. 

Face à ces multiples dysfonctionnements, le vétérinaire cantonal a décidé d'ouvrir une instruction sur le refuge de Bernex en décembre 2025, qui a été suivi d'une plainte pénale un mois plus tard. 

La SGPA balaie les accusations

La SGPA nie les accusations en bloc. Elle les considère motivées par des considérations «personnelles» et estime que la plainte n'est pas recevable. Elle défend une division claire des cahiers des charges entre l'association et le comité, et réfute l'illégalité des transferts monétaires. Elle l'explique par une erreur isolée. 

Cette décision est immédiate. Elle peut toutefois faire l’objet d’un recours dans les 30 jours.

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