Au lendemain du drame qui a frappé Crans-Montana et bouleversé toute la Suisse, un vaste élan de solidarité s’organise spontanément. Sur les réseaux sociaux, des citoyens proposent d’ouvrir leur porte aux proches des victimes, souvent démunis face à l’urgence, à la distance et au choc.
«J’habite à 20 km (30 minutes) du CHUV. Si un proche d’une victime hospitalisée à Lausanne a besoin d’un endroit où dormir, se doucher, manger ou simplement parler…», écrit par exemple une personne sur Facebook.
Centraliser l'aide aux proches
Dans le même esprit, un groupe Facebook dédié a vu le jour afin de centraliser cette entraide. Son objectif: offrir un espace de solidarité, de soutien et d’entraide, dans le respect et la bienveillance. Les membres y partagent des informations utiles, proposent ou demandent de l’aide – logistique, morale ou matérielle – et tentent aussi de relayer des messages pour rassurer des proches, voire aider à retrouver des personnes.
Une quarantaine de personnes sont décédées, mais le bilan continue de s'alourdir. Les autorités l'ont répété jeudi: il faudra du temps pour identifier les victimes. La gravité des brûlures complique l'identification des victimes, pour certaines, ressortissantes de pays étrangers.
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a déclaré six Italiens disparus et 13 blessés. Huit Français sont portés disparus.