L'Italie veut se porter partie civile dans la procédure sur l'incendie du bar «Le Constellation» à Crans-Montana (VS). Elle exige que «toute la clarté» soit faite sur ce drame, a déclaré mardi le ministre des affaires étrangères Antonio Tajani. Le gouvernement italien «suit depuis le début avec la plus grande attention l'évolution des enquêtes, tant en Suisse qu'en Italie», a déclaré le chef de la diplomatie transalpine lors d'une intervention devant le Sénat.
Antonio Tajani s'était rendu sur les lieux du drame dès le 2 janvier. A cette occasion, il avait demandé aux autorités valaisannes de «tout mettre en oeuvre pour établir rigoureusement les faits, déterminer les responsabilités et prendre toutes les mesures nécessaires pour que les coupables soient poursuivis», a-t-il relevé. «Il est juste que l'Italie demande à se constituer partie civile dans le procès (sur l'incendie), parce qu'il s'agit d'une blessure infligée à tout le pays», a-t-il dit. «Parallèlement, nous suivrons les développements des enquêtes en Italie de la part du parquet de Rome, en assurant une pleine coopération et un soutien institutionnel lorsque les autorités judiciaires le demanderont», a-t-il ajouté.
Vote unanime au Parlement
La chambre haute du parlement italien, qui avait observé une minute de silence en mémoire des victimes de la tragédie, a ensuite adopté à l'unanimité une résolution présentée par tous les groupes parlementaires.
Le texte appelle notamment le gouvernement «à mettre en œuvre toutes les mesures utiles pour assurer une assistance judiciaire complète et continue» aux blessées et aux familles des victimes, ainsi qu'à «évaluer la possibilité de participer aux procès éventuellement engagés au pénal et au civil».
Six Italiens figurent parmi les 40 personnes tuées dans la nuit du Nouvel An à Crans-Montana.