Grèves et Crans-Montana
Le Canton de Vaud validera le semestre de tous les gymnasiens

Le Canton de Vaud valide le semestre de tous les gymnasiens à la suite des grèves de 2025 et du drame de Crans-Montana. Aucun échec définitif ne sera prononcé, a confirmé le Département de l'enseignement et de la formation.
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Le Canton de Vaud a décidé de ne faire échouer aucun élève à la fin du premier semestre.
Photo: keystone-sda.ch
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ATS Agence télégraphique suisse

A la suite des grèves de la fonction publique en fin d'année passée et du drame de Crans-Montana, le Canton de Vaud a décidé de valider le semestre de tous les gymnasiens. En clair: aucun échec définitif ne sera prononcé en cette fin de semestre, a indiqué vendredi à Keystone-ATS le Département de l'enseignement et de la formation (DEF), confirmant une information de la RTS.

«Cela touche directement les élèves qui ont passé leur année de façon conditionnelle avec des résultats insuffisants. En temps normal, ces élèves auraient dû obtenir une moyenne calculée sur au moins deux épreuves par discipline. Cette exigence a été supprimée et les élèves concernés peuvent poursuivre leur année», écrivent les services du ministre Frédéric Borloz.

«Le calendrier est, en revanche, inchangé et un bulletin semestriel doit être établi. Les conseils d'élèves sont aussi maintenus pour étudier les situations individuelles et proposer si nécessaire une réorientation aux jeunes qui seraient en échec», précisent-ils.

Cours et tests supprimés

Ces mesures ont été prises «d'abord en raison des grèves de la fin de l'année 2025 puis de la tragédie de Crans-Montana qui rendait impossible le rattrapage d'évaluations pour les lieux de formation concernés dans les délais prévus», souligne encore le DEF. Plusieurs tests et heures de cours avaient été supprimés durant la mobilisation de la fonction publique et en particulier des enseignants.

La formation en Ecole de commerce répond pour sa part à des normes fédérales qui définissent notamment le nombre de notes nécessaires pour établir le bulletin semestriel. Comme le minimum légal de trois notes n'était parfois pas atteint, le semestre a été prolongé de deux semaines, soit jusqu’au 30 janvier, indique encore le DEF.

Les Ecoles professionnelles, elles, n'ont pas signalé de besoin particulier concernant les moyennes ou les échéances, selon les services de Frédéric Borloz. Aucune mesure généralisée n'a donc été prise.

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