Après Jacques et Jessica Moretti, gérants du bar «Le Constellation», le Ministère public enquête sur les responsables de la commune. Une instruction pénale a été ouverte contre deux employés responsables de la sécurité – un ancien et l'actuel.
L'enquête est loin d'être terminée, mais des manquements massifs avaient déjà été constatés lors des contrôles du «Constellation». Ainsi, en dix ans, les autorités n'auraient pas reconnu le danger que représentait la mousse du plafond qui a pris feu.
Deux responsables de sécurité en ligne de mire
La RTS avait rapporté ce mercredi soir qu'un ancien chargé de sécurité de la commune faisait l'objet d'une enquête. Dans notre article, nous expliquions qu'il était responsable des contrôles de sécurité incendie dans la commune jusqu'en 2024, y compris ceux du «Constellation». Des informations confirmées plus tôt ce jeudi à Blick par son avocat, Me David Aïoutz. Il n'a pas souhaité nous répondre. Il sera interrogé le 9 février prochain.
Ce jeudi, nous avons également appris – via des informations de la RTS – que le Ministère public enquêtait aussi sur son successeur, le responsable actuel de la sécurité de la commune de Crans-Montana. Il sera auditionné le 6 février prochain.
Plus de 10 ans d'expérience pour l'actuel responsable
L'audition du responsable actuel serait liée au fait que la commune de Crans-Montana n'a plus contrôlé le «Constellation» depuis 2019, alors qu'une inspection doit en principe avoir lieu chaque année.
Le quatrième prévenu est responsable de la sécurité à Crans-Montana depuis 2024, et a une certaine expérience en la matière. Ce pompier de longue date avait exercé cette fonction durant plus de dix ans dans une commune voisine de Crans-Montana. Il est aussi actif en politique, siégeant au Conseil général de sa commune d'origine. Nous n'avons pas réussi à le joindre ce jeudi.
La commune ne peut pas se constituer partie civile
Entre-temps, le Ministère public valaisan a rejeté la demande de la commune de Crans-Montana de se constituer partie civile dans la procédure. La décision, consignée dans une ordonnance du 27 janvier, peut faire l'objet d'un appel dans un délai de dix jours. Les manquements présumés aux contrôles et à la sécurité publique ont probablement influencé cette décision. Jusqu'à présent, il n'y a pas eu de communication officielle du Ministère public valaisan et de sa procureure générale Beatrice Pilloud.