Drame de Crans-Montana
Christophe Darbellay l'assure: «le Constellation ne sera plus jamais un bar»

Le «Constellation» à Crans-Montana, théâtre du tragique incendie, ne rouvrira jamais comme bar, estime Christophe Darbellay. Le président valaisan veut en faire un lieu dédié à la jeunesse.
Le président valaisan Christophe Darbellay veut dédier le «Constellation» à la jeunesse.
Photo: keystone-sda.ch
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ATS Agence télégraphique suisse

Site du drame de Crans-Montana, le Constellation «ne sera plus jamais un bar», estime Christophe Darbellay. Le président du gouvernement valaisan souhaite que ce lieu soit dévolu à la jeunesse.

Six mois après l'incendie du 1er janvier qui a fait 41 morts et 115 blessés, Christophe Darbellay revient aussi sur le projet de création d'un mémorial. Dans une interview accordée samedi au «Temps», il juge que «ce projet devra émaner de la société civile et accorder une place essentielle aux familles des victimes.»

Le futur mémorial devra être «beau, paisible, accessible et rendre un hommage digne aux personnes décédées, blessées ainsi qu'à ceux et celles qui ont porté secours ou prodigué des soins», ajoute-t-il. Outre l'avenir du Constellation et la création du mémorial, Christophe Darbellay cite un troisième élément «essentiel» pour rendre hommage aux victimes, à savoir la future commémoration du 1er janvier 2027.

Responsabilités

Président du Conseil d'Etat depuis le 1er mai et pour une année, Christophe Darbellay évoque aussi les responsabilités du drame, lesquelles seront déterminées par la justice. «Nous devons la vérité à ces jeunes. Ceux qui ont commis des fautes seront punis», relève-t-il.

Des responsabilités qui, pour l'heure, ne sont pas remontées jusqu'au canton. Les quatorze prévenus sont les co-propriétaires du bar, les époux Moretti, et des personnes qui sont, ou ont été, en lien avec la commune. Toutefois, «on ne peut absolument pas exclure que, dans un futur proche, d'autres prévenus soient issus de l'administration ou d'autorités cantonales. C'est le rôle de la justice de le déterminer, et on doit s'y soumettre», affirme Christophe Darbellay.

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