«Favoriser le bien-être»
Deux «dog-teurs» pour renforcer l'oncologie pédiatrique au CHUV

Deux chiens de thérapie interviennent désormais auprès d’enfants atteints de cancer au CHUV. Ce projet inédit en Suisse vise à améliorer le bien-être et la motivation des jeunes patients face aux traitements.
1/2
Les deux «dog-teurs» sont «Cookie», un croisé cocker anglais et jack russell terrier, et «Mary», un labrador noir.
Photo: CHUV
sda-logo.jpeg
ATS Agence télégraphique suisse

Deux chiens de thérapie ont rejoint les équipes destinées à la prise en charge d'enfants et d'adolescents atteints de cancers et de maladies du sang au sein de l’Unité d’hématologie‐oncologie pédiatrique du CHUV. Ce projet, inédit en Suisse, a pour objectif de favoriser le bien-être physique, relationnel et émotionnel des jeunes patients, d'atténuer certains symptômes et de renforcer la motivation face aux traitements.

«La thérapie assistée par l'animal est une composante précieuse et innovante des soins pédiatriques», a déclaré lundi Barbara Tarditi, responsable du Service éducatif et de l'offre aux enfants en pédiatrie au CHUV, dans un communiqué. Ce projet s'inscrit dans la volonté de l'hôpital d'élargir les prestations destinées aux jeunes patients en adoptant une approche holistique du soin, précise-t-elle.

Les deux «dog-teurs» sont «Cookie», un croisé cocker anglais et jack russell terrier, et «Mary», un labrador noir. Ils interviennent en compagnie de leurs maîtresses respectives, une infirmière en pédiatrie et une pédopsychiatre-psychothérapeute, dans les chambres des enfants qui le souhaitent et qui n'ont pas de contre-indication comme des allergies ou un risque infectieux élevé. Les parents ainsi que les équipes soignantes ont également leur mot à dire.

Cadre strict

Les aptitudes des chiens à intervenir ont fait l'objet d'une évaluation tandis qu'un «protocole rigoureux» a été mis en place. «Le bien-être animal est également considéré», précise le CHUV.

Les intervenants à quatre pattes ne passent jamais plus de deux heures et demie par jour sur le terrain et rencontrent un maximum de deux patients. Ils disposent en outre d'un «local adapté où se reposer entre les séances thérapeutiques».

«De nombreuses études scientifiques démontrent l'utilité de la thérapie assistée par l'animal en oncologie pédiatrique. La présence du chien de thérapie peut apporter du réconfort, diminuer le stress ou la douleur, contribuer à la motivation au soin ou encore aider les enfants à exprimer des émotions difficiles», a souligné Raffaele Renella, médecin chef responsable de l'Unité d'hématologie‐oncologie pédiatrique, cité dans le communiqué.

Après quatre mois de mise en oeuvre, les retours sont «très positifs», se réjouit le CHUV qui mentionne des cas où des enfants alités depuis plusieurs semaines ont soudain accepté de se lever. Des recherches de financement sont en cours pour pérenniser la mesure. A terme, le Département femme-mère-enfant du CHUV espère étendre ce type de thérapie à d'autres unités pédiatriques.

Articles les plus lus