En bref
- Guy Parmelin a annoncé sa démission du Conseil fédéral.
- L’UDC vaudois siégeait au gouvernement depuis 2016.
- Chef du DDPS puis du DEFR, il présidait cette année l’exécutif pour la 2e fois.
C'est un véritable séisme politique sous la Coupole. Guy Parmelin, président de la Confédération, a annoncé sa démission lors d'une conférence de presse ce vendredi 2 octobre. Son mandat prendra fin le 31 décembre 2026.
Il a indiqué vouloir laisser la place à des «forces vives en ces temps de grandes incertitudes». Après onze ans passés au gouvernement, le Vaudois a fait part d'une volonté de passer la main. «Le feu sacré n'est plus aussi sacré qu'au début», a ajouté Guy Parmelin, excluant toutefois tout problème de santé. Mais il a rappelé qu'il allait travailler jusqu'au 31 décembre «23h59 dernier délai».
Considéré comme la force tranquille de l'UDC au Conseil fédéral, il y siégeait depuis 2016. Le Vaudois achevait cette année son second mandat à la tête de l'exécutif fédéral. Indiquant avoir pris l'été pour réfléchir, Guy Parmelin estime qu'à un moment «il faut trancher et que le cimetière est rempli de gens qui se croyaient indispensables».
23 ans à Berne
Guy Parmelin est entré au Conseil national en décembre 2003. Puis il accède au Conseil fédéral en 2016. Il a d'abord été à la tête du Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS) durant trois ans, puis il a repris le Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche (DEFR) en 2019.
Il a présidé la Confédération à deux reprises, en 2021 et cette année, retrouvant la tête du Conseil fédéral.