Des montagnes de neige de plusieurs mètres, des maisons entièrement ensevelies et plus aucune possibilité de sortir: plusieurs de nos lecteurs sont actuellement bloqués en Valais. La neige les empêche de quitter leur domicile.
La famille Käser possède une maison de vacances à Arbaz. Le village se situe dans la zone où le niveau de danger d’avalanche est actuellement le plus élevé. «Nous ne pouvons plus partir en voiture, explique, Stephan, le père de famille. Les enfants s’amusent, mais pour nous, les parents, c’est stressant et un peu angoissant. Nous devons trouver d’urgence un moyen pour prendre un bus quelque part pour acheter de la nourriture. Nous n’en avons déjà plus.»
Entre-temps, les parents se sont frayé un passage jusqu’à une station de bus. «C’est vraiment la folie ici. Il y a des voitures totalement ensevelies et la route qui mène à notre maison de vacances a disparu.» Pour la famille, la situation est délicate. «Nous nous réjouissions énormément de ces vacances de ski. A présent, nous sommes bloqués depuis lundi matin.»
«Nous sommes coupés du monde extérieur»
Jürgen Kernegger, originaire de la vallée de Binn, n’a pas pu quitter son village depuis lundi. «Nous sommes coupés du monde extérieur», explique cet habitant du petit hameau de Fäld, qui tient le restaurant Bärgkristall.
Il a déjà connu une telle situation à plusieurs reprises au cours de sa vie. «Chez nous, au village, nous sommes huit personnes. Pour nous, cela n’a rien d’exceptionnel.»
Quand la route va-t-elle rouvrir?
La route menant au village est fermée environ deux à trois fois par an en raison du risque d’avalanche. «On est préparé en conséquence», indique l’aubergiste. Il ne se montre pas inquiet. «La question est plutôt de savoir si la route sera rouverte à temps, avant l’arrivée des prochains clients.»
Il faut toujours anticiper ce type de situation en hiver. «Nous avons en permanence des réserves à disposition. De plus, nous restons en contact régulier avec les services de surveillance des routes et la commune.» Cet échange se fait par téléphone. «Il s’agit simplement de demander à quoi il faut s’attendre. Les décisions concernant l’ouverture ou la fermeture de la route sont prises le matin à huit heures ou le soir à 17 heures.»