Après un été marqué par la canicule et la sécheresse, les Vert-e-s réclament mardi des mesures climatiques ambitieuses et une session parlementaire extraordinaire. Le parti critique l'inaction du Conseil fédéral.
Face aux épisodes de canicule prolongés et au nombre record de nuits tropicales en Suisse cet été, les Vert-e-s estiment en effet que le gouvernement n'a pas pris la mesure de la situation. Ils dénoncent un «démantèlement» de la politique climatique qui «mène dans le mur». Les conséquences de la chaleur et du manque d'eau ont mis en danger les personnes vulnérables et provoqué d'importantes pertes de récoltes pour l'agriculture.
Le parti écologiste formule plusieurs exigences pour renforcer la politique climatique de la Suisse. «Nous exigeons, d'une part, la création d'un Secrétariat d'Etat à la protection du climat et, d'autre part, de placer le climat en priorité, en assurant la cohérence de chaque décision avec la sortie des énergies fossiles, avec un plan clair, crédible et bien plus rapide», a déclaré la présidente Lisa Mazzone mardi devant les médias.
Sortir des énergies fossiles
Les Vert-e-s réitèrent également leurs demandes pour un plan de gestion de l'eau, la végétalisation des villes et une meilleure protection des personnes vulnérables face à la chaleur. Ils insistent sur la nécessité d'une sortie rapide des énergies fossiles.
«Il ne suffit pas de décider d'adaptations à court terme, mais de protéger durablement le climat. Ce qui passe par une sortie programmée et rapide des énergies fossiles, tant dans les transports que pour les chauffages», a souligné la conseillère nationale Marionna Schlatter (ZH).
Le Parlement doit aussi renforcer de toute urgence le programme Bâtiments. Son financement pourrait être assuré par l'excédent budgétaire de la Confédération, que le Conseil fédéral prévoyait d'allouer à l'armement, à hauteur de 970 millions de francs.
Une session extraordinaire en hiver
Pour concrétiser ces revendications, le groupe parlementaire des Vert-e-s prévoit un débat d'actualité sur la canicule et la sécheresse lors de la session d'automne. Il demande en outre la tenue d'une session extraordinaire consacrée à la protection du climat durant la session d'hiver.
«Le Conseil fédéral et le Parlement doivent maintenant prendre leurs responsabilités», a affirmé la conseillère nationale Greta Gysin (TI), présidente du groupe parlementaire. Selon elle, la conclusion politique de l'été est la nécessité de cesser de brûler pétrole et essence pour chauffer les bâtiments et se déplacer. La session extraordinaire devra montrer si les leçons de cet été ont été tirées.