Candidats de Suisse latine?
Le PLR demande à l'UDC de penser aux Romands pour remplacer Parmelin

Le PLR exige vendredi que l'UDC inclue des candidats de Suisse latine pour succéder à Guy Parmelin. Les Verts fustigent sa politique de libre-échange, jugée néfaste pour le climat et les droits humains.
Le PLR demande à l'UDC de penser à des candidats Romands pour remplacer Guy Parmelin,
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ATS Agence télégraphique suisse

Le PLR demande à l'UDC d'inclure des personnalités issues de la Suisse latine dans la liste des candidats à la succession de Guy Parmelin. Le Centre pose aussi ses exigences, tandis que les Verts critiquent sa politique de libre-échange «ratée».

Le PLR a formulé cette exigence vendredi dans une publication sur la plateforme X, tout en saluant le travail accompli par le ministre de l'Economie sortant. «Au nom du PLR, je remercie le conseiller fédéral Guy Parmelin pour son engagement de longue date au service de notre pays. Je lui souhaite le meilleur pour l'avenir et beaucoup de succès à son successeur», a déclaré le coprésident Benjamin Mühlemann. De son côté, le conseiller national neuchâtelois et chef du groupe PLR, Damien Cottier, a souligné que Guy Parmelin avait su rester modeste et accessible, incarnant ainsi parfaitement l'esprit suisse.

Le Centre reconnaît le droit de l'UDC à deux sièges au Conseil fédéral. Il pose toutefois des exigences à l'égard du successeur ou de la successeure du ministre de l'Economie sortant, Guy Parmelin. Le parti attend de la personne qui succédera à M. Parmelin qu'elle assume la responsabilité de favoriser une collaboration constructive au sein du Conseil fédéral, a-t-il indiqué vendredi sur la plateforme X. L'objectif est de permettre de relever les défis actuels et futurs.

«Politique dépassée et néfaste»

Les Verts remercient le président de la Confédération sortant, Guy Parmelin, pour son engagement de longue date. Toutefois, ils ne mâchent pas leurs mots et critiquent sa politique de libre-échange «ratée».

Son mandat incarne la politique de régression de la droite bourgeoise et a été marqué par une politique de libre-échange dépassée et néfaste pour l'avenir, ainsi que par une volonté de plaire aux Etats-Unis via des accords contestables, a indiqué le parti dans un communiqué vendredi. Des réformes écologiques de la politique agricole ont été bloquées.

Au mépris de la durabilité, de la protection du climat et des normes en matière de droits humains, une politique de libre-échange néolibérale a été menée avec le Mercosur, la Chine ou la Malaisie, affaiblissant considérablement le principe d'un commerce équitable et durable, ont-ils ajouté.

La législature actuelle, marquée par de nombreux référendums, montre que le «cartel au pouvoir au sein du Conseil fédéral mène une politique déconnectée de la population», accuse encore la formation écologiste. «Il mise sur l'armée, les autoroutes et les centrales nucléaires plutôt que de progresser enfin en matière de protection du climat ou d'égalité», assènent enfin les Verts.

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