Pour «notre paix sociale»
Les Etats veulent punir les patrons snobant les Suisses

Le Conseil des Etats a adopté une motion pour sanctionner les entreprises qui refusent d'embaucher des candidats suisses qualifiés. Les employeurs risquent amendes ou restrictions de contingents pour travailleurs étrangers. Berne, 1er octobre 2026.
Le Conseil des Etats a adopté une motion pour privilégier la main-d'œuvre suisse à l'embauche.
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ATS Agence télégraphique suisse

Les employeurs doivent favoriser les candidatures suisses avant d'engager des personnes venant d'Etat tiers. Le Conseil des Etats a accepté jeudi par 37 voix contre 5 une motion qui veut sanctionner les entreprises qui écarteraient des candidats basés en Suisse et jugés aptes.

Les employeurs doivent se voir sanctionnés s'ils refusent d'embaucher une personne jugée apte par l'ORP et engagent à la place un candidat «qui n'est pas considéré comme faisant partie du marché suisse», a expliqué le motionnaire Benedikt Würth (Centre/SG).

«Il en va de notre paix»

Les employeurs devraient payer une amende ou alors se voir exclus de l'attribution de contingents pour les travailleurs originaires d'Etats tiers. La motion exige aussi d'élargir à plus d'entreprises l'obligation d'annoncer les postes vacants.

Des élus de tous bords ont soutenu le texte. Il en va de «notre paix sociale», a déclaré Mauro Poggia (MCG/GE), rappelant les difficultés que les jeunes rencontrent pour s'insérer dans le marché du travail. Une sanction dans le vote populaire sur le paquet Suisse-UE serait sinon à craindre aux yeux du Genevois.

Le Conseil fédéral, lui, était contre. Une telle mesure limiterait à ses yeux fortement la liberté économique des entreprises et menacerait le partenariat entre ORP et employeurs, a déclaré le ministre de l'Economie Guy Parmelin. Ces arguments n'ont pas pris. Le dossier part au National.

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