Après le dramatique incendie de Crans-Montana, la Suisse a dû, pour la première fois, solliciter l'aide du mécanisme de protection civile de l'Union européenne. Chaque pays dans le monde peut faire appel à cette organisation lorsqu'une situation d'urgence dépasse ses capacités nationales de gestion.
En novembre dernier encore, le Conseil fédéral avait reporté une participation officielle au mécanisme de protection civile de l'Union européenne, estimant que les bases juridiques faisaient défaut. A l'heure actuelle, il n'est «en principe pas possible» pour des Etats tiers comme la Suisse de participer pleinement à ce mécanisme européen.
Des coopérations qui ouvrent des portes
Si, après la catastrophe de Crans-Montana, la Suisse a pu recevoir en l'espace de quelques heures le soutien de plusieurs pays européens et transférer des victimes de l'incendie vers des hôpitaux à l'étranger, cela s'explique par de bonnes relations entretenues avec l'organisation européenne de protection civile, soulignent des observateurs.
Ces relations se seraient notamment construites grâce à la collaboration de la Suisse avec d'autres Etats dans le cadre de la prise en charge de blessés de guerre en provenance d'Ukraine, ainsi que de l'accueil d'enfants blessés issus de la région de Gaza.
«Contact facilité»
Cette analyse est confirmée par Philippe Boeglin, porte-parole de l'Office fédéral de la protection de la population. «Les actions menées pour le traitement de patients en provenance d'Ukraine et de la bande de Gaza ont facilité les contacts avec des interlocuteurs dans d'autres pays européens», explique-t-il.
Selon Philippe Boeglin, les enseignements tirés de ces coopérations ont ensuite favorisé la collaboration internationale lors de la prise en charge des victimes de l'incendie de Crans-Montana.