Des casseroles refont surface
Le candidat UDC Graber, le scandale du glaçon… et beaucoup d'émotions

Michael Graber fait partie des prétendants à la succession de Guy Parmelin. A-t-il le sang trop chaud pour siéger au Conseil fédéral? Une ancienne altercation dans un bar refait surface.
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Le conseiller national UDC haut-valaisan Michael Graber est candidat à la succession de Guy Parmelin.
Photo: keystone-sda.ch
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Reza Rafi et Raphael Rauch

Nous sommes le 11 mars 2025, peu avant minuit, au bar Bellevue à Berne. La veille de l'élection complémentaire pour remplacer Viola Amherd, cheffe du Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS), des parlementaires se détendent autour d'un verre.

Puis, un glaçon vole dans les airs, selon plusieurs témoins: le conseiller national UDC Christian Imark le lance en direction de son collègue de groupe, Michael Graber. Le projectile atteint le Valaisan à la tête. Furieux, ce dernier se lève et se dirige vers l'effronté. Sa voisine de table, Sandra Sollberger, s'interpose et lui propose d'aller prendre l'air.

Michael Graber s'est lancé dans la course au Conseil fédéral ce vendredi 23 octobre. Depuis, une question circule à Berne: le juriste valaisan est-il trop soupe au lait?

L'histoire du glaçon n'est pas un cas unique: l'élu s'est également fait remarquer en participant à la mêlée entre le chef du groupe UDC Thomas Aeschi et les forces de sécurité au Palais fédéral, en juin 2024. Il n'y a certes pas eu de poursuites pénales, les commissions parlementaires compétentes n'ayant pas levé l'immunité des deux conseillers nationaux. Mais la séquence est restée dans les annales.

«Je suis quelqu'un d'émotif»

Blick a contacté Michael Graber par téléphone pour le confronter. Est-il une personne facilement irritable? Le Haut-Valaisan balaie la question. «Je suis quelqu'un d'émotif, mais j'ai un grand cœur.»

Il précise entretenir des relations amicales avec Christian Imark. Quant au glaçon, lancé depuis une distance de six à huit mètres, il mesurait «quatre centimètres de côté». Il l’a percuté de plein fouet au front, juste au-dessus des yeux.

«J'ai dit à Christian qu'il aurait pu me blesser sérieusement, ainsi que d'autres personnes, et je suis parti», se souvient-il. Contrairement à d'autres, il affirme ne pas avoir bu d'alcool ce soir-là. Selon lui, sa réaction a été «tout à fait appropriée» au vu de la situation. Il explique que plusieurs parlementaires l'ont soutenu.

De son côté, Christian Imark n'a pas souhaité s'exprimer sur cette broutille. Depuis, les deux hommes se sont réconciliés. Un premier petit obstacle franchi sur la voie d'une candidature réussie au Conseil fédéral.

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