Besoin de compagnie
En hiver, de nombreux jeunes milans royaux passent la nuit ensemble

Une étude suisse révèle pourquoi les milans royaux se regroupent en dortoirs l'hiver. Les jeunes mâles, en quête de compagnie, y sont deux fois plus nombreux que les femelles.
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Les milans royaux passent parfois la nuit ensemble en hiver. Une nouvelle étude explique pourquoi. (Photo d'archive)
Photo: AFP
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ATS Agence télégraphique suisse

En hiver, de nombreux milans royaux se rassemblent pour former des dortoirs. Une nouvelle étude de la Station ornithologique suisse de Sempach (LU) apporte les premières explications de ce comportement. Les spécialistes ignoraient jusqu'à présent les raisons pour lesquelles les milans royaux passaient l'hiver en groupe, a indiqué mercredi la Station ornithologique suisse.

L'analyse des chercheurs a montré que ce sont principalement les jeunes milans royaux qui se retrouvent dans des dortoirs collectifs avec leurs congénères. Les jeunes mâles, en particulier, recherchent la compagnie. Ils sont deux fois plus susceptibles de passer la nuit dans un tel endroit que les jeunes femelles.

A partir de trois ans, les rapaces délaissent progressivement ces lieux de regroupement. Les oiseaux nicheurs, eux, restent à l'écart et passent la nuit en couple à proximité de leur territoire.

Les dortoirs comme lieux de rencontre

La raison pour laquelle les jeunes oiseaux se rassemblent précisément dans des dortoirs n'est pas encore clairement établie. Parmi les hypothèses envisagées, les dortoirs pourraient servir à l'échange d'informations sur les meilleurs endroits où se nourrir. Une information «cruciale» pour les jeunes oiseaux, car ils manquent d'expérience en matière de recherche de nourriture, précise l'organisation dans son communiqué. Une autre hypothèse avancée est que ces dortoirs sont des lieux de rencontre où trouver «un partenaire ou un territoire libre dans les environs».

Ces résultats émanent d'un projet de recherche d'envergure de la Station ornithologique sur le milan royal. Ils ont été obtenus par l’analyse de plus de 34'000 nuits sur six ans provenant de 216 milans équipés de GPS. Les résultats ont été publiés dans la revue spécialisée «Journal of Animal Ecology».

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