1 ménage sur 5 en difficulté
Primes maladie: la Suisse romande nettement plus sous pression

Une majorité de ménages suisses dit absorber la hausse des primes maladie. En Romandie, pourtant, un ménage sur cinq peine à payer sa facture.
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Une Suisse à deux vitesses? Payer ses primes n'a pas le même poids des deux côtés de la Sarine.
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Lucie FehlbaumCheffe de la rédaction Actualité de Blick Romandie

La hausse des primes d’assurance maladie continue d’alimenter les débats politiques, entre appels au plafonnement et projets d’initiatives populaires. Pourtant, selon une enquête représentative publiée jeudi par le comparateur en ligne Comparis, une majorité de ménages suisses dit parvenir à absorber la facture.

Pourtant, derrière cette moyenne nationale, les écarts régionaux sont marqués. En effet, la Suisse romande apparaît nettement plus exposée.

Un ménage sur cinq en peine

Au niveau national, 59% des ménages interrogés affirment ne rencontrer «aucun problème» pour payer leurs primes, malgré les hausses successives. En Suisse alémanique, cette proportion grimpe même à 63%. En revanche, elle tombe à 51% en Suisse romande et à 40% au Tessin.

Surtout, 16% des personnes interrogées disent avoir régulièrement de la peine à payer leurs primes. En Suisse romande, ce chiffre atteint 21%, soit un ménage sur cinq, contre 14% outre-Sarine.

Les personnes seules plus touchées

Les disparités ne sont pas seulement géographiques. Les personnes vivant en solo sont proportionnellement plus nombreuses à rencontrer des difficultés que les couples ou les familles. Les jeunes adultes sont également plus exposés que les personnes de 56 ans et plus, ces dernières étant 64% à déclarer ne pas rencontrer de problème de financement.

Le revenu joue évidemment un rôle central. Parmi les ménages gagnant jusqu’à 4000 francs brut par mois, 29% disent souffrir régulièrement du poids des primes. Cette proportion chute à 17% dans la classe moyenne (4000 à 8000 francs) et à 9% chez les revenus supérieurs à 8000 francs.

Un tiers des ménages aidés

Face à cette pression, les réductions cantonales de primes constituent un amortisseur important. Sans surprise, les ménages gagnant moins de de 4000 francs sont les principaux concernés. Mais même parmi les foyers les plus aisés, au-delà de 8000 francs, 20% touchent également un soutien.

Les aides sont aussi plus répandues chez les ménages avec enfants (42%) que sans enfants (27%), et davantage chez les jeunes que chez les seniors.

Si la majorité des ménages disent encore tenir le cap, les données montrent donc une réalité plus contrastée. En Suisse romande notamment, la hausse des primes continue de peser lourdement sur une part significative de la population.

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