Assurance voyage saturée
La guerre en Iran coûte des millions de francs à AXA

La guerre en Iran coûte des millions aux assureurs voyage. C'est ce que révèlent des chiffres exclusifs d'AXA, que Blick a pu consulter.
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La hotline d'AXA Assurance Voyages a chauffé durant les premières semaines de mars. (Image symbolique)
Photo: Imago
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Christian Kolbe

Depuis plus d’un mois, la guerre fait rage dans la région du Golfe. De nombreux touristes n'ont pas eu d'autre choix que de prendre des parcours compliqués pour rentrer chez eux. C’est surtout durant les deux premières semaines après le début du conflit que les lignes de l’assurance voyage d'AXA ont été saturées. «Nous avons enregistré jusqu’à 300 demandes supplémentaires par jour durant cette période», indique AXA, interrogée par Blick. 

C’est le cas d’une famille qui rendait visite à des amis à Dubaï et devait rentrer le 28 février, jour du déclenchement de la guerre. Le vol retour n’a finalement pu être effectué qu’en mars, depuis Mascate, en Oman. La famille a dû avancer les frais du transfert vers Oman, des nuits d’hôtel supplémentaires ainsi que de nouveaux billets d’avion. Des coûts additionnels que l’assurance voyage a pris en charge.

Des dommages de plus de trois millions de francs

Entre-temps, la situation s’est quelque peu apaisée du point de vue touristique, si bien que le Moyen-Orient ne constitue plus une destination de vacances envisagée pour l’instant. Malgré cela, AXA reçoit encore entre 50 et 60 demandes par jour en lien avec la guerre en Irak, notamment pour des retours depuis l’Asie. 

A noter que toutes les demandes ne débouchent pas sur un sinistre. L’assureur estime toutefois à plus de 2000 le nombre total de cas liés au conflit au Proche-Orient. Les coûts devraient dépasser trois millions de francs. Si la guerre se prolonge, ou si elle s’étend, la facture pourrait encore augmenter. A ce jour, environ un million de francs ont déjà été versés.

La guerre en Iran a également provoqué une hausse ponctuelle des demandes d’assurances voyage. AXA évoque «une augmentation de 20 à 25% durant les deux premières semaines de mars». Depuis, la demande est revenue à la normale. Cette baisse s’explique aussi par le fait qu’il n’est désormais plus possible de souscrire une assurance voyage pour se rendre au Moyen-Orient depuis le début du conflit.

En règle générale, une assurance voyage ne couvre, par exemple en cas d’annulation, que les frais effectivement restés à la charge du client après une annulation. C’est pourquoi l’organisateur du voyage et la compagnie aérienne restent les premiers interlocuteurs pour obtenir un remboursement en cas de voyage non effectué, précise AXA.

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