En bref
- Dans l’«Arena» de la SRF, Guy Parmelin débat de la nouvelle loi sur le matériel de guerre avant la votation à la télévision
- Parmelin affirme que des manquements ont été constatés dans un pays lors de contrôles sur place après livraison
- Interrogé par le présentateur Sandro Brotz, Parmelin ne révèle pas le nom du pays concerné et invoque le secret
C’était moins une! Vendredi soir, l’émission de débat «Arena» de la SRF se penche sur la prochaine votation concernant la loi sur le matériel de guerre. Parmi les invités figure le président de la Confédération Guy Parmelin, également ministre de l’Économie et responsable du dossier.
Au cours de la discussion, Patrick Walder, opposant à l’initiative et représentant de l’organisation Amnesty International, affirme que son acceptation empêcherait la Suisse de contrôler ce que deviennent les armes qu’elle exporte.
Un pays a échoué aux contrôles
En réponse, Guy Parmelin précise que cette mesure ne concernerait que les 36 États partenaires inscrits dans la loi. Pour tous les autres pays, la Suisse continuerait d’effectuer des contrôles sur place après livraison, nommés «Post-Shipment-Verifications». L’objectif est de vérifier que les armes exportées ne sont pas transmises à des États tiers.
La Confédération prend ces contrôles très au sérieux, poursuit Guy Parmelin. La Suisse jouit même d’une réputation internationale en la matière. Le président illustre son propos par un exemple: dans un pays ayant reçu des armes légères suisses, deux contrôles successifs ont mis en lumière des manquements. La loi sur le matériel de guerre précise que les armes légères comprennent notamment des canons antiaériens portables ou des mitrailleuses lourdes. Face à ces irrégularités, Guy Parmelin affirme avoir tapé du poing sur la table: «La deuxième fois, j’ai décidé: stop! C’en est fini avec ce pays.»
Guy Parmelin dément toutes les spéculations
Cette déclaration ne tombe pas dans l'oreille d'un sourd. Elle pique la curiosité du présentateur, Sandro Brotz, qui interroge le président pour comprendre de quel pays il s'agit. Mais Guy Parmelin se montre catégorique: «C’est secret.» Sandro Brotz ne lâche pas le morceau et tente quelques propositions: «Etait-ce la Jordanie? Etait-ce un pays du Proche-Orient?» Visiblement acculé, le conseiller fédéral balaie toutes les hypothèses d’un signe de tête.
Il faudra que Sandro Brotz élargisse considérablement le champ de ses suppositions pour obtenir une réponse. A la question de savoir s’il s’agissait d’un pays quelque part dans le monde, Guy Parmelin lui concède un «voilà», accompagné d’un hochement de tête. Le présentateur et les téléspectateurs ne sont pas beaucoup plus avancés. Le conseiller fédéral, lui, aura réussi à préserver son secret.