La Suisse pas assez prête?
Martin Pfister a dû justifier son budget devant l'OTAN

A la Conférence de Munich, Martin Pfister a dû justifier les faibles dépenses militaires suisses, sous 1% du PIB. Il a défendu la stratégie helvétique face aux critiques, notamment de l’OTAN.
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A la Conférence de Munich, Martin Pfister a dû justifier les faibles dépenses militaires suisses.
Photo: KEYSTONE
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ATS Agence télégraphique suisse

Le conseiller fédéral Martin Pfister a pu constater au cours de la Conférence de Munich à quel point les dépenses comparativement modestes de la Suisse en matière de défense nécessitaient des explications, surtout dans le contexte actuel d'instabilité politique mondiale.

La Suisse a été critiquée pour ne pas consacrer même 1% de son produit intérieur brut à la défense, a déclaré Martin Pfister samedi soir sur les ondes de la télévision alémanique SRF. Les pays membres de l'OTAN se sont quant à eux engagés à dépenser cinq fois plus, soit 5%, pour les dépenses de défense au sens large.

Martin Pfister a notamment rencontré ses homologues des pays baltes (Estonie, Lettonie et Lituanie) ainsi que de Slovénie et d'Irlande, auxquels il a présenté la politique suisse en matière de défense et de sécurité, a indiqué samedi Renato Kalbermatten, porte-parole du Département fédéral de la défense (DDPS), à l'agence de presse Keystone-ATS. Les discussions ont également porté sur la coopération et les exercices communs. Martin Pfister participait pour la première fois à la Conférence de Munich.

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