Dix points clés
L'OFAG présente sa stratégie pour protéger les cultures suisses

L'OFAG dévoile une stratégie en dix points pour protéger les cultures face aux défis agricoles en Suisse. Présentée lundi, elle vise des solutions durables d'ici 2035.
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L'Office fédéral de l'agriculture a présenté sa stratégie pour améliorer la protection des cultures.
Photo: KEYSTONE
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ATS Agence télégraphique suisse

Mise en place d'une plateforme nationale de monitoring, promotion des variétés robustes, développement de la lutte biologique classique: l'Office fédéral de l'agriculture (OFAG) a présenté lundi une stratégie en dix points pour améliorer la protection des cultures.

Le rapport intermédiaire sur la mise en œuvre du plan d'action Produits phytosanitaires, présenté en mai 2024, a constaté des progrès dans la réduction des risques liés aux pesticides, mais aussi un déficit croissant de moyen de protection des cultures, rappelle l'OFAG dans un communiqué. Et de lister les «défis majeurs» auxquels est confrontée la protection des cultures: diminution des produits autorisés, manque d'alternatives et apparition accrue de nouveaux organismes nuisibles.

La Stratégie pour une protection durable des cultures 2035 doit aider l'agriculture à faire face à ces défis. Elle doit être intégrée dans la prochaine politique agricole (PA 30+) et ses mesures mises en oeuvre complètement à partir de 2030.

Lutte contre les organismes nuisibles

Parmi les dix mesures proposées, certaines portent directement sur la protection des cultures comme le développement de variétés robustes, l'élaboration d'aides à la décision sur les principaux organismes nuisibles, l'adaptation de la lutte biologique classique aux organismes nuisibles nouveaux ou établis et une utilisation plus efficace des produits phytosanitaires ainsi qu'une simplification de leur procédure d'homologation.

D'autres mesures se concentrent sur l'amélioration des conditions générales, comme la mise en place d'un monitoring des moyens de protection, la constitution d'un réseau de compétences afin de coordonner le développement de solutions, la création d'un réseau de démonstration pour promouvoir les nouvelles mesures et la conclusion de conventions d'objectifs. Si certaines mesures, comme celle sur l'homologation des produits phytosanitaires, sont déjà en cours de développement ou appliquées, pour d'autres «tout reste à faire», note l'OFAG.

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